Le front séparatiste du Polisario a présenté Lahbib Mohamed Abdelaziz, tué dimanche dernier, comme étant l’un de ses dirigeants politiques et militaires. Ce jeune Sahraoui, fils de Mohamed Abdelaziz El Marrakchi, qui a dirigé le Polisario pendant 40 ans (1976-2016), et de Khadidja Hamdi, une Algérienne de Tindouf promue ministre de la Culture jusqu’à son décès en juillet dernier, était pressenti pour devenir le futur chef du Polisario. C’est à ce titre qu’il a été propulsé chef de la première brigade des milices de réserve et membre du secrétariat national du Polisario.
Si tout le monde s’accorde à reconnaître que Lahbib Abdelaziz a été tué suite à une attaque de drone marocain, en même temps que deux autres miliciens, Ghali Louchaa et Salek Mohsen, personne ne s’est demandé pourquoi sa mort a coïncidé avec le jour même de l’arrivée à Tindouf de Staffan de Mistura, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU au Sahara. Surtout que l’émissaire onusien était censé tenir une réunion élargie avec les membres du secrétariat national du Polisario, dont faisait partie Lahbib Abdelaziz. Ce dernier était-il porteur de nouvelles idées qui sortent des sentiers battus? Surtout que De Mistura travaille désormais sur la base de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU et donc sur une solution politique ayant pour base la souveraineté marocaine sur son Sahara. Même le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, ont tourné casaque pour reconnaître que la mise en œuvre de la solution contenue dans la dernière résolution onusienne sur le Sahara est inéluctable. C’est dans ces circonstances que Lahbib Mohamed Abdelaziz a été «éloigné» de la rencontre avec l’émissaire onusien.
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Selon le média Forsatin.org, Lahbib Abdelaziz a été tout simplement assassiné par la direction du Polisario, qui l’a piégé en l’envoyant vers le mur de défense, d’où les miliciens séparatistes ne reviennent jamais vivants. Il s’agirait donc d’un assassinat, selon Forsatin, qui aura de graves répercussions dans les camps de Tindouf.
«L’assassinat du jeune Lahbib, fils de l’ancien chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a provoqué une onde de choc dans les camps de Tindouf, et certains, à l’intérieur de ces camps, peinent encore à en saisir toute la portée», écrit Forsatin.
Et d’ajouter: «Il est désormais clair que les allégations selon lesquelles le défunt et son groupe auraient tenté une opération militaire ne sont que de pures inventions. Cela relève des manigances habituelles de la machine de propagande du Polisario et de ses acolytes, qui diffusent mensonges et absurdités… La vérité est que le groupe visé ne planifiait aucune opération; il s’agissait plutôt d’une cible militaire de grande valeur qui a franchi une ligne rouge et est tombée dans un piège mortel grâce à la vigilance des forces marocaines, qui neutralisent toutes les cibles militaires dans les zones réglementées…».
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Il semblerait que la direction du Polisario cherchait, en envoyant ce groupe de miliciens vers Gleib El Foulat, où Lahbib a été tué et où se trouvaient également des civils, à ce que les FAR ciblent tout ce monde sans faire de distinction entre les miliciens armés et les civils. Finalement, seuls les miliciens du Polisario, venus à bord de véhicules civils, ont été éliminés. Ce qui constitue un fiasco pour la propagande du Polisario, qui comptait présenter à Staffan de Mistura une prétendue preuve de civils sahraouis tués par l’armée marocaine dans les zones tampons. Par cette opération ratée, le Polisario voulait également plaider en faveur du maintien de la MINURSO, dernière planche de salut pour les tenants d’un référendum illusoire, et dont le démantèlement est devenu une nécessité, voire a déjà commencé.




