Friedrich Gerhard Rohlfs traverse entre 1861 et 1865 le Tafilalet, le Touat et le Tidikelt, avant que la colonisation française ne fige de nouvelles frontières au Sahara. Dans son récit publié en 1868, il ne défend aucune thèse marocaine, mais consigne des faits: caïds, lettres de protection, tribut au sultan, prière du vendredi en son nom, routes caravanières et marchés liés à la capitale de l’époque, Fès. Son témoignage offre ainsi une archive précieuse sur les continuités politiques, religieuses et commerciales qui rattachaient le Sahara oriental à l’Empire chérifien.