Une femme a été blessée mardi 5 mai 2026 par des tirs de projectiles revendiqué par la milice du Polisario aux abords de la prison d’Es-Smara, au Sahara marocain. Hier mercredi, les États-Unis ont fermement condamné cette attaque.
«Nous condamnons les attaques du Front Polisario à Es-Smara. Une telle violence menace la stabilité régionale et les progrès réalisés vers la paix. Ces actions sont incompatibles avec l’esprit des récentes discussions. Le moment est venu de mettre fin à ce conflit vieux de 50 ans», a déclaré la mission américaine auprès de l’ONU. «Comme l’affirme la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, le plan marocain d’autonomie trace la voie vers la paix au Sahara occidental. Nous appelons tous ceux qui résistent à la paix à s’engager sincèrement pour un avenir meilleur. Le statu quo ne peut plus durer», écrit la mission américaine.
Cette prise de position intervient après une attaque ayant visé les abords de la prison d’Es-Smara, où deux déflagrations ont été enregistrées. L’une d’elles a blessé une femme, touchée à la jambe et aux épaules, avant d’être évacuée vers l’hôpital provincial. Les autorités locales ont rapidement déployé les services de sécurité et de protection civile pour sécuriser la zone des tirs et enquêter sur leur origine, dont les méthodes rappellent celles utilisées par le Polisario lors d’incidents similaires ces dernières années.
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Dans un communiqué diffusé par l’agence (SPS), la milice à la solde du pouvoir algérien a d’ailleurs revendiqué cette opération. Mais alors que les tirs ont pris pour cible une zone civile, le Polisario préfère donner libre cours à sa propagande. «Les unités de l’armée de libération populaire sahraouie ont ciblé aujourd’hui les bases arrière de l’armée d’occupation dans le secteur d’Es-Smara, causant de lourdes pertes dans les rangs des forces d’occupation», affirme le texte.
Cet incident survient dans un contexte où les États-Unis accentuent leur pression sur le Polisario et, surtout, son protecteur, l’Algérie. Une proposition de loi, portée par des élus influents à la Chambre des représentants, vise à le classer comme organisation terroriste, en invoquant ses «liens» avec l’Iran, notamment en matière de transferts d’armes et de coopération militaire. Au Sénat, et également porteur d’une proposition de loi allant dans le même sens, le républicain Ted Cruz a appelé à une réponse ferme, déclarant qu’il était «temps que les États-Unis reconnaissent la menace que représente cette organisation pour la stabilité régionale».




