La ville d’Es-Smara, au Sahara marocain, est en état d’alerte sécuritaire après des tirs projectiles aux abords de la prison locale, selon des sources locales et des témoins oculaires. Deux déflagrations ont ainsi été enregistrées.
D’après les premières informations disponibles, l’un des projectiles est tombé devant l’entrée de l’établissement pénitentiaire, faisant une blessée. La seconde déflagration s’est produite à quelques mètres derrière la prison.
La victime, une femme blessée au niveau de la jambe et aux épaules, a été immédiatement évacuée vers l’hôpital provincial d’Es-Semara, où elle a reçu les soins nécessaires.
Les autorités locales, accompagnées des services de sécurité et des éléments de la protection civile, se sont rapidement déployées sur les lieux de l’incident. Une enquête de terrain est lancée pour déterminer la nature exacte des projectiles et les circonstances de leur chute. Des équipes spécialisées sont sur place pour analyser les fragments et retracer la trajectoire des objets.
Les soupçons vont dans la direction du Polisario, dont les milices ont été impliquées dans deux incidents similaires au cours des deux dernières années. Les méthodes employées rappellent celles observées lors des précédentes attaques, ce qui renforce les hypothèses d’une responsabilité du mouvement séparatiste.
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Les investigations se poursuivent pour élucider les tenants et aboutissants de cet événement et identifier d’éventuelles responsabilités.
استنفار أمني بالسمارة إثر سقوط مقذوفات بمحيط السجن المحلي
Cet incident survient alors que le soutien à une proposition de loi visant à classer le Polisario comme organisation terroriste ne cesse de croître au sein de la Chambre américaine des représentants. Ce texte, porté par des élus influents, exige que l’administration américaine procède à une révision officielle du statut de la milice, en mettant en lumière ses «liens présumés avec l’Iran et l’Algérie», notamment en matière de transferts de drones en provenance des Gardiens de la révolution iraniens, ainsi que de coopération en matière de renseignement et d’opérations militaires au Sahel.
Au Sénat, le sénateur Ted Cruz, proche du président Donald Trump, mène également une offensive politique contre le Polisario. Il est temps que les États-Unis reconnaissent la menace que représente cette organisation pour la stabilité régionale, a-t-il récemment martelé, appelant à une réponse ferme de la communauté internationale et rappelant qu’au Sénat également, une proposition loi incriminant le Polisario fait son chemin.



