Mohammed Ould Boah

Nouveau bavardage de Tebboune: aucune mention du Maroc, ni de la «cause sahraouie»
Dans la soirée du samedi 7 février, la télévision publique algérienne a retransmis un nouvel épisode des bavardages périodiques du président Abdelmadjid Tebboune. Cette sortie a repris la rhétorique habituelle des fausses promesses, des chiffres contestables et des insultes envers les opposants et certains États tiers, comme les Émirats arabes unis. La surprise est venue de son mutisme concernant le Maroc et la prétendue «cause sahraouie», un dogme dont il a pourtant juré de ne jamais se départir.
Algérie: confronté à des manifestations populaires à Relizane, le régime répond par la répression
Dans de nombreuses villes algériennes, particulièrement celles de l’ouest du pays, c’est le ras-le-bol général des populations, confrontées à l’impéritie de leur régime qui les laisse livrées à elles-mêmes face aux inondations meurtrières qui sévissent en Algérie depuis plusieurs semaines. À Relizane, les manifestants sont sortis par milliers ce samedi dans la rue pour dénoncer «l’Algérie nouvelle» de Tebboune, caractérisée par l’inaction de ses gouvernants lorsque des infrastructures sont détruites, l’électricité coupée, l’approvisionnement en produits de base à l’arrêt… mais qui est prompte à réprimer violemment des manifestants qui réclament leurs droits les plus élémentaires.
Nouveau camouflet pour le régime d’Alger: la justice espagnole refuse d’extrader un sénateur harrag
Dans son acharnement contre des opposants politiques qu’il a injustement condamnés et poussés à l’exil, le régime d’Alger n’en finit pas de collecter les déboires. Il est à nouveau contrarié par le rejet quasi systématique des demandes d’extradition qu’il émet en continu à l’encontre de ces opposants politiques. Après la France, le Royaume-Uni, la Belgique, la Suisse…, l’Espagne vient à son tour d’opposer une fin de non-recevoir à l’extradition d’un sénateur venu clandestinement par mer à Alicante. Ce dernier est persécuté par le régime algérien pour avoir exercé son droit légitime à la critique des politiques publiques en matière de mauvaise redistribution des richesses du pays.
Algérie: dos au mur, le clan présidentiel tente de désamorcer la crise avec les généraux
Boualem Boualem, directeur de cabinet du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a présidé, samedi dernier, une réunion censée discuter le «projet d’amendement technique» de la Constitution qui visait au départ à prolonger le mandat présidentiel de 2 ou 5 ans. Ce conclave inhabituel avait en réalité deux objectifs. D’une part démentir tout boycott du Conseil des ministres du 28 décembre dernier par le général Said Chengriha. D’autre part, il s’agissait de désamorcer la crise avec le clan des généraux à travers l’abandon de toute velléité de modification du mandat présidentiel. Cette nouvelle manœuvre ne fait que confirmer la persistance de fortes tensions au sommet de l’État.
Désaccords au sommet du pouvoir algérien: qui de Chengriha ou Tebboune va écarter l’autre?
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et son ministre délégué à la Défense, le général Said Chengriha, également chef d’état-major de l’armée algérienne, marchent désormais sur une corde raide. L’équilibre de l’illégitimité qui liait les deux hommes semble aujourd’hui tellement chanceler, que l’on se demande lequel chutera le premier.
Pourquoi Tebboune ne réagit pas à la chute de Nicolas Maduro, son allié intime
La capture du désormais ancien président du Venezuela, Nicolas Maduro Moros, a créé un profond malaise dans le régime algérien, l’un des meilleurs amis du dictateur latino-américain déchu. Ce dernier n’est autre que le détenteur du record de visites officielles et autres escales techniques dans la capitale algérienne, où il a toujours été reçu avec les honneurs. Plus de 24 heures après sa chute, aucune réaction, ni à chaud ni à froid, n’est venue du côté des dirigeants algériens, qui semblent tétanisés par la fin brutale de leur allié intime. Une fin qui leur renvoie leur image comme dans un miroir de vérité.
Sahara: Abdelmadjid Tebboune s’enfonce dans le déni
Dans un discours-fleuve prononcé mardi 30 décembre pour présenter le bilan très négatif de la 6ème année de son installation par l’armée à la présidence algérienne, Abdelmadjid Tebboune a repris les mêmes propos qu’il ressasse depuis plus d’une demi-décennie. C’est ainsi qu’en abordant le dossier du Sahara, dans lequel le Maroc vient de marquer un point décisif à l’ONU, Tebboune s’est érigé en défenseur d’un prétendu «peuple sahraoui», se réfugiant derrière la légalité internationale alors que son pays s’est mis au ban des nations au Conseil de sécurité.
La divulgation du contenu d’un accord militaire secret montre comment l’Algérie a mis sous tutelle la Tunisie
La chaîne «Zitouna TV», un média de l’opposition tunisienne émettant à partir de la Turquie, a divulgué jeudi dernier le contenu de deux documents signés officiellement par la Tunisie avec l’Union européenne et l’armée algérienne, mais dont le contenu a été placé sous le sceau du secret. Portant gravement atteinte à la souveraineté du pays du Jasmin, particulièrement à l’égard de l’Algérie, dont il est devenu une simple dépendance, ces révélations ont été démenties, dès vendredi matin, par le président tunisien qui s’est montré plus paniqué que rassurant.
Des agents du régime algérien envoyés à Tunis pour renforcer une manifestation de soutien à Kaïs Saied
À l’occasion du 15ème anniversaire du déclenchement de la révolution tunisienne, ce mercredi 17 décembre, des milliers d’Algériens ont convergé vers Tunis pour renforcer les rangs d’une manifestation de soutien au président Kaïs Saïed. Une ingérence vivement contestée par l’opposition tunisienne, qui y voit la preuve d’une vassalisation de la Tunisie au régime d’Alger.
Algérie: l’instabilité des services de renseignement devient structurelle
L’instabilité chronique des services de renseignement algériens vient de connaitre son énième épisode avec le limogeage, ce samedi 13 décembre, du général Mahrez Djeribi, désormais ex-patron de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA). Son successeur, le général Abbas Ibrahim, un illustre inconnu, a été installé, comme d’habitude, par le chef d’état-major de l’armée, le général Saïd Chengriha, à l’issue du même cérémonial qui a marqué, samedi, la 14e installation d’un chef des renseignements depuis mars 2020.