Mohammed Ould Boah

Sahel: les implications de l’intervention militaire inédite de l’Algérie au Niger
L’Algérie inaugure-t-elle une nouvelle doctrine militaire avec l’envoi d’un escadron de quatre avions de chasse, de type Sukhoi su-30, en plus d’un avion ravitailleur, au Niger? À travers cette intervention militaire, limitée certes, mais sans précédent, le régime d’Alger veut probablement faire d’une pierre plusieurs coups. Il s’agirait surtout de briser l’étouffant isolement interne, régional et international qui paralyse le pays et son régime, tout en souscrivant aux efforts de Moscou, actuellement à pied d’œuvre pour instaurer une «pax Russia» au Sahel.
Algérie: humilié par le boycott massif des législatives, le régime se cache derrière le «dahdouhisme»
Les services de renseignement de l’armée algérienne viennent de livrer un nouveau tissu de mensonges d’État. Diffusée par le ministère de la Défense, une vidéo d’aveux attribués à six membres présumés du MAK, dont quatre soi-disant Marocains, tente de masquer le désastre des législatives du 2 juillet. Un scénario affligeant qui s’inscrit dans la droite lignée du «dahdouhisme» inauguré en 2021 pour diaboliser le Hirak, traduisant la dérive d’un régime en pleine quête de légitimité.
Algérie: dans un nouveau bavardage, Tebboune donne l’étendue de sa vulgarité
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’est livré, lundi 27 juillet, à un nouvel exercice de bavardage face à deux journalistes des médias publics. Dans ce numéro insipide de plus de deux heures, diffusé en différé par les médias audiovisuels publics, Tebboune a surtout confirmé que la Tunisie, où Kaïs Saied est en proie à une vive contestation populaire, n’est rien d’autre qu’une wilaya algérienne. Il a aussi minimisé l’impéritie de son régime face aux incendies de forêt en réitérant les promesses d’acheter des avions bombardiers d’eau. Cette sortie a été émaillée par un registre dans lequel Tebboune excelle: le vulgaire.
Reprise des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Mali: le régime algérien bat en retraite devant Bamako
Le régime algérien a annoncé, vendredi 10 juillet, à travers deux communiqués distincts, publiés par deux ministères, la fin de la fermeture de son espace aérien devant les aéronefs en provenance ou à destination du Mali, et le retour immédiat de son ambassadeur à Bamako. Le Mali a réagi par réciprocité en répondant par les mêmes mesures. Est-ce la fin d’une crise qui dure depuis 2020? Rien n’est moins sûr...
Camps de Tindouf: mort suspecte de Lahbib Abdelaziz, dirigeant du Polisario et fils de l’ancien président des séparatistes
Au détour de deux courtes phrases, le front séparatiste du Polisario a annoncé, dimanche 7 juin, via son média de propagande, la mort de Lahbib Mohamed Abdelaziz, fils du précédent chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz El Marrakchi. Lahbib aurait été abattu par les Forces armées royales alors qu’il tentait, avec d’autres miliciens, de mener une attaque contre une position marocaine au niveau du mur de défense. Déjà, certains médias sahraouis d’opposition avancent la thèse d’un règlement de comptes qui a conduit à l’assassinat de celui qui était présenté comme le successeur désigné de Brahim Ghali.
Algérie: Tebboune plus que jamais isolé et à la merci du clan des généraux
Au sommet de l’État algérien, un nouvel épisode des âpres luttes que se livrent sans relâche le clan de la présidence et celui du chef d’état-major de l’armée secoue actuellement les fragiles et instables arcanes du pouvoir politico-militaire. En cause, le procès, régulièrement renvoyé aux calendes grecques, de l’ancien patron de la police algérienne, Farid Zinedine Bencheikh, emprisonné depuis octobre 2024. En filigrane de ce procès, c’est le clan présidentiel qui est dans le viseur des juges galonnés du tribunal militaire de Blida.
Algérie: les renseignements intérieurs changent à nouveau de patron
Abdelmadjid Tebboune a déjà limogé une quinzaine de chefs des trois principaux services de renseignements du pays. Lundi 18 mai, le général Abdelkader Ait Ouarabi, alias général Hassan, a été écarté de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qu’il dirige depuis un peu moins d’une année. Ce départ, qui ne sera annoncé officiellement que lors de la cérémonie de passation des pouvoirs, reflète l’instabilité chronique qui caractérise les services de renseignements. En plus des règlements de comptes interminables entre généraux, il faut aussi rechercher la cause de cette instabilité dans la lutte des clans au sommet du pouvoir politico-militaire algérien.
Sahara marocain: Tebboune estime que la mise en œuvre du plan d’autonomie est inéluctable
Samedi 2 avril, la télévision publique algérienne a diffusé en soirée un nouveau bavardage d’Abdelmadjid Tebboune. Les propos du président algérien sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, prônant une autonomie sous souveraineté marocaine, constituent-ils un début de fléchissement de la position du régime algérien sur ce qu’il appelle la «cause sahraouie»?
Nouveaux affrontements tribaux dans les camps de Tindouf: un proche du chef du Polisario a mis le feu aux poudres
Une rixe entre deux familles sahraouies dans l’un des camps de Lahmada a rapidement dégénéré pour tourner en affrontements violents entre deux factions tribales. Plusieurs tentes et maisons ont été incendiées dans la foulée, alors que l’un des gardes de corps de Brahim Ghali, chef du Polisario, a pris le parti de sa faction tribale en déclenchant une fusillade, faisant de nombreux blessés au sein du clan adverse.
Le Mali porte un coup très dur à Alger en retirant sa reconnaissance à la fantomatique «Rasd»
C’est un tournant diplomatique décisif que vient d’enregistrer ce vendredi 10 avril la sous-région nord-ouest africaine. Le Mali, pays voisin de l’Algérie et vaisseau amiral de l’Alliance des pays du Sahel (AES), a officiellement annoncé avoir retiré sa reconnaissance de la pseudo «Rasd». Par la même occasion, il déclare soutenir le plan marocain d’autonomie du Sahara comme seule base crédible pour le règlement de ce différend. Ce basculement constitue une onde de choc diplomatique de grande amplitude pour le régime d’Alger.