L’Office national des chemins de fer franchit une nouvelle étape décisive dans la concrétisation du mégaprojet de la ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech. Un an après le lancement officiel des travaux par le Souverain, en avril 2025, depuis la gare de Rabat-Agdal, ce chantier stratégique s’impose désormais comme le plus vaste projet d’infrastructure ferroviaire de la dernière décennie au Royaume. «Pour soutenir cette dynamique, l’établissement public vient d’émettre deux appels d’offres majeurs portant sur l’équipement et la supervision des futures gares ainsi que des technicentres, confirmant une avancée méthodique du calendrier, dont le terme est fixé à novembre 2029», indique le quotidien L’Economiste dans son édition du mardi 28 juillet.
Afin de doter ces futures installations d’équipements modernes et accessibles, l’Office a ouvert un marché public estimé à 180 millions de dirhams. Cet investissement concerne l’installation et la mise en service des ascenseurs et des escalators destinés aux voyageurs et aux équipes techniques. Structuré en quatre lots géographiques distincts, ce marché couvre le Grand Stade Hassan II et la gare de l’aéroport de Casablanca pour un montant de 46 millions de dirhams, les gares de CasaSud et de Marrakech Guéliz pour 44 millions de dirhams, les gares des régions de Rabat-Salé-Kénitra et de Marrakech ainsi que les technicentres pour 36 millions de dirhams, et, enfin, l’ensemble des gares de la région casablancaise pour 54 millions de dirhams. L’ouverture des plis pour ce vaste marché d’équipements d’accessibilité est fixée au 3 septembre prochain.
En parallèle, l’établissement public sollicite des prestataires spécialisés pour assurer l’ordonnancement, le pilotage et la coordination des travaux. Ce volet s’avère indispensable pour garantir le respect strict des délais, la maîtrise des coûts et un niveau de qualité irréprochable sur l’ensemble des sites concernés. «Divisée en deux lots géographiques d’une valeur indicative de 4,5 millions de dirhams hors taxes chacun, cette prestation globale de 9 millions de dirhams s’articule autour du nouveau terminal de l’aéroport de Casablanca, de la gare de Marrakech Guéliz et de la gare de la Ville Verte de Benguerir pour la première section, tandis que la seconde englobe les technicentres de Marrakech, de Nouaceur et de Fès», écrit L’Economiste.
Le prestataire retenu assurera une mission d’assistance complète auprès du maître d’ouvrage, s’étendant de la supervision de la gestion des marchés à la garantie de la cohérence technique. Cette mission de coordination technique s’étalera sur une durée d’exécution de 30 mois, une période calculée pour correspondre à l’achèvement global des travaux et à leur réception provisoire.
Inscrit dans la trajectoire stratégique des préparatifs de la Coupe du monde de football 2030, ce projet d’envergure nationale repose sur un investissement global de 96 milliards de dirhams. Au cours des derniers mois, l’Office national des chemins de fer a multiplié les attributions et les procédures, engageant notamment 500 millions de dirhams pour les ouvrages d’art, 300 millions de dirhams pour les travaux de voie ferrée et 104 millions de dirhams pour les raccordements électriques. «L’ensemble de ces démarches coordonnées témoigne d’un rythme d’exécution soutenu pour livrer une ligne à grande vitesse opérationnelle dès l’automne 2029», souligne L’Economiste.




