LGV Kénitra-Marrakech: le chantier atteint 30% d’avancement

Le chantier de la LGV Kénitra–Marrakech. (PHOTO: Le360)

30%. C’est le taux d’avancement du chantier TGV Kénitra-Marrakech, annoncé lundi par le ministre du Transport Abdessamad Kayouh. La ligne de 430 kilomètres fait partie d’un programme global de 96 milliards de dirhams porté par l’ONCF.

Le 26/05/2026 à 08h13

Le chantier de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech progresse. Interpellé lors d’une séance de questions orales sur le transport ferroviaire, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a indiqué lundi que le taux d’avancement de ce projet atteignait 30% à ce jour.

La nouvelle ligne, longue de 430 kilomètres, reliera Rabat, le Grand stade de Benslimane, Casablanca, l’aéroport Mohammed V et Marrakech. Elle s’inscrit dans un programme d’investissement global de l’Office national des chemins de fer (ONCF) estimé à 96 milliards de dirhams, que le ministre a qualifié de «plus grand investissement du Royaume dans le transport ferroviaire au cours des dix dernières années».

Cette seule LGV représente une enveloppe de 53 milliards de dirhams. À ce montant s’ajoutent l’acquisition de 168 nouvelles rames et une dotation de 14 milliards de dirhams destinée à soutenir l’écosystème de la grande vitesse et à maintenir la performance du réseau existant.

Les gains de temps annoncés sont substantiels. Le trajet Tanger-Marrakech, actuellement de six heures et demie, sera ramené à trois heures et demie. Rabat-Tanger passera d’une heure vingt à une heure. Le centre de Rabat sera relié à l’aéroport Mohammed V en 35 minutes, tandis que la gare aéroportuaire de Casablanca ne sera plus qu’à 55 minutes du cœur de Marrakech. La LGV Kénitra-Marrakech devrait être livrée en septembre 2029.

Concernant le prolongement vers Agadir, Abdessamad Kayouh a précisé que les études préliminaires et d’application étaient achevées. Environ 70% de ce second tronçon nécessiteront des ouvrages d’art dans le Haut Atlas, ponts et tunnels notamment. Le coût de cette extension est estimé à 55 milliards de dirhams. L’ONCF et le ministère travaillent actuellement à la mobilisation de financements internationaux.

Le réseau de trains de proximité affiche également un taux d’avancement de 30%. Sur l’axe Rabat-Kénitra-Skhirat, la fréquence de passage sera d’un train toutes les dix minutes au départ de gares de nouvelle génération, ce qui devrait alléger la pression sur le réseau routier et les autres modes de transport urbain.

Sur le réseau classique, le ministre a évoqué un programme de modernisation des «trains Atlas» portant sur plus de 160 rames, opérant sur les lignes Oujda-Marrakech. Un nouveau site industriel est par ailleurs prévu à Benguerir, dédié à la maintenance et à la fabrication de locomotives avec un taux d’intégration locale de 62%, dans l’objectif d’exporter à terme cette production vers d’autres marchés.

Par La Rédaction
Le 26/05/2026 à 08h13