La ville défigurée: climatiseurs, paraboles et le naufrage esthétique des façades marocaines

Des antennes paraboliques dans un quartier périphérique.

Des antennes paraboliques dans un quartier périphérique.

TribuneEntre les paraboles alignées comme des champignons sur les toits, les balcons et les fenêtres, les climatiseurs boulonnés sans soin sur les murs et les réseaux techniques serpentant sans logique, les façades marocaines se transforment en patchworks chaotiques. Cette dégradation silencieuse érode peu à peu l’identité visuelle de nos cités. Urbaniste et docteur en esthétique, Mohamed Métalsi analyse ce «naufrage esthétique» et plaide pour une renaissance du visage de nos villes.

Le 24/05/2026 à 09h26

«Orner, c’est un devoir. Négliger la beauté d’une œuvre que l’on expose aux yeux de tous, c’est manquer à ses semblables», John Ruskin, Les Sept Lampes de l’architecture, 1849.

I. La façade comme visage ou la peau de la ville

Il est des matins à Casablanca où la lumière atlantique effleure les façades avec une douceur presque consolatrice. Pendant quelques instants suspendus, avant que la ville ne s’éveille tout à fait dans son tumulte, on croit apercevoir, derrière les parements écaillés et les balcons encombrés, la promesse d’une cité belle. Puis le regard se précise. Et ce que l’on voit, alors, fait mal.

Des boîtes métalliques saillent des murs comme autant de verrues mécaniques. Des tuyaux serpentent le long des façades avec l’indifférence souveraine du nécessaire. Des traces brunes, laissées par les condensats des climatiseurs, strient les enduits blancs ou ocres de zébrures indélébiles. Plus haut, sur les toits et les balcons, des dizaines de paraboles blanches se tournent vers le ciel, tel un champ d’antennes lunaires abandonnées en pleine ville. Marrakech, Fès, Tanger, Casablanca: dans chaque cité marocaine, ce spectacle se répète avec une constance désolante.

La façade n’est pas qu’une surface. Elle est, pour reprendre la belle formule de l’urbaniste américain Kevin Lynch dans son ouvrage fondateur The Image of the City (1960), l’un des vecteurs essentiels de la «lisibilité urbaine», cette faculté qu’a une ville d’être perçue, mémorisée, aimée. La façade est le visage que la ville offre à ses habitants et à ses visiteurs. C’est par elle que la cité se reconnaît elle-même, qu’elle se raconte et se transmet. Lorsque ce visage est défiguré, c’est l’identité collective qui vacille.

Or les villes marocaines vivent, depuis plusieurs décennies, une défiguration silencieuse et progressive. Sans bruit, sans décision collective délibérée, sans acte de vandalisme au sens ordinaire du terme, leurs façades sont devenues le terrain d’une colonisation anarchique par les équipements thermiques et audiovisuels. Chaque propriétaire, chaque locataire, dans la solitude de son appartement étouffant, a pris sa décision rationnelle et individuelle: installer une unité extérieure là où c’était possible, c’est-à-dire sur la face visible du bâtiment. Et le résultat collectif de millions de décisions individuelles raisonnables est un désastre esthétique parfaitement déraisonnable.

II. Anatomie d’un désastre: ce que les machines font aux murs

Pour comprendre l’ampleur du phénomène, il faut s’arrêter et regarder vraiment. Pas le regard distrait du passant habitué, anesthésié par la répétition quotidienne du spectacle, mais le regard du chirurgien qui ausculte le corps malade. Les unités extérieures de climatisation (ces parallélépipèdes de métal blanc ou gris, de quarante à quatre-vingts centimètres de large, montés sur des supports métalliques boulonnés sans soin sur les façades) ne sont pas seulement laides en elles-mêmes. Elles transforment le mur en une surface lacérée, percée, violentée. Elles engendrent des vibrations qui fissurent les enduits. Elles projettent vers l’extérieur une chaleur résiduelle qui dégrade les peintures. Elles draguent dans leurs condensats une humidité chronique qui nourrit les moisissures et les efflorescences.

À Tanger, ville de vents et de lumières contrastées, les traces laissées par les condensats prennent parfois l’allure de pleurs fossilisés sur les murs clairs. À Fès, où les immeubles récents jouxtent le tissu historique de la médina, le choc visuel est particulièrement brutal: les nouvelles constructions, déjà accablées par leurs unités extérieures après quelques étés seulement, semblent vieillir à rebours, se dégradant à une vitesse que le temps naturel n’aurait pas imposée. À Marrakech, ville du regard et du spectacle, où le tourisme international est une ressource vitale, l’enlaidissement des rues résidentielles progresse avec une indifférence qui confine à l’inconscience collective.

Les paraboles aggravent le tableau. Plantées sur les balcons, vissées dans les garde-corps, juchées sur les toits en désordre de champs de bataille, elles témoignent d’une époque où chaque foyer devait individuellement capter le signal du ciel, faute de solution collective organisée. Leur blanc tranche avec les teintes des façades. Leurs bras métalliques pointent en tous sens. Et lorsqu’elles prolifèrent sur un seul immeuble (cinq, dix, parfois vingt unités par bâtiment), elles transforment l’architecture en une sorte de sculpture involontaire et grotesque de la modernité déréglée.

Ce que le philosophe et sociologue Georg Simmel, dans sa célèbre conférence de 1903 sur «La métropole et l’esprit moderne», appelait la «domination du regard» dans la ville moderne prend ici un sens amer et imprévu: le regard, dans les rues de nos villes marocaines, est dominé non par la beauté des formes architecturales, mais par le chaos fonctionnel des équipements.

III. Le vide réglementaire: une architecture sans loi?

On serait tenté de chercher, dans ce désastre, un coupable désigné: l’ignorance des résidents, la cupidité des promoteurs, la négligence des artisans. Mais la question plus fondamentale est celle du cadre normatif dans lequel tout cela se produit, ou plutôt dans lequel cela ne se produit pas. Car ce qui frappe, à l’examen des textes, c’est moins l’insuffisance des règles que leur inapplication, et moins leur inapplication que leur inexistence sur des points précis.

La loi 12-90 relative à l’urbanisme, texte fondateur de la planification urbaine au Maroc, et ses décrets d’application définissent les règles générales de construction, d’alignement, de gabarit et d’aspect extérieur des bâtiments. Les Plans de Développement Communaux et les règlements de construction qui en découlent précisent, ville par ville, les prescriptions applicables aux façades: matériaux, couleurs, ouvertures. Mais ces textes ont été conçus dans un monde d’avant la climatisation de masse, et ils ne prévoient, pour la plupart, aucune disposition spécifique sur la localisation, l’intégration ou la dissimulation des équipements techniques en façade.

Il existe pourtant des précédents institutionnels. La ville de Rabat, dans le cadre de sa politique de mise à niveau urbaine liée à son statut de capitale et aux exigences de l’inscription de sa médina au patrimoine mondial de l’Unesco, a engagé des démarches de régulation des installations anarchiques (climatiseurs et paraboles) sur les façades des artères principales. Mais ces initiatives restent partielles, concentrées sur les quartiers à haute visibilité touristique et administrative, et rarement assorties de mécanismes de contrôle et de sanction effectifs.

Au niveau national, le ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville a, dans diverses circulaires et guides de bonnes pratiques architecturales, évoqué la nécessité d’intégrer les équipements techniques dans la conception des bâtiments. Mais entre la circulaire et le chantier, entre le guide et le compresseur boulonné au troisième étage, il y a un abîme dans lequel s’engouffre chaque année un peu plus de la beauté de nos villes.

La comparaison avec d’autres pays méditerranéens est éclairante et, pour tout dire, humiliante. En Espagne, les communautés autonomes et les municipalités ont progressivement élaboré des réglementations strictes sur l’installation des équipements de climatisation en façade: obligation d’intégration dans des loggias, interdiction des installations visibles depuis la voie publique dans les zones protégées, cahiers des charges techniques imposés aux copropriétés. En Italie, les réglementations locales, souvent sévères dans les centres historiques, ont contraint les installateurs à développer des solutions discrètes. En Grèce, dont le patrimoine méditerranéen est comparable au nôtre, des règles similaires existent, même si leur application reste inégale. Nulle part en Europe, l’abandon total de la façade au bon vouloir de chaque résident n’est considéré comme une norme acceptable.

Richard Sennett, dans The Craftsman (2008), rappelle que la qualité du cadre bâti est une responsabilité partagée qui exige des règles collectives acceptées et appliquées. Il ne peut y avoir d’œuvre commune -et la ville est par excellence une œuvre commune- sans un cadre normatif qui protège l’intérêt collectif contre l’agrégation des intérêts individuels.

IV. Pourquoi ce chaos? Les racines d’un mal ordinaire

Comprendre le phénomène oblige à dépasser l’indignation, aussi légitime soit-elle, pour en saisir les causes profondes. La première est climatique et ne saurait être occultée: le Maroc se réchauffe. Les étés sont devenus plus longs, plus chauds, plus humides dans les villes côtières. La climatisation, jadis luxe des bureaux et des hôtels, est aujourd’hui une nécessité de santé publique pour les populations urbaines, en particulier les plus vulnérables. On ne peut décemment reprocher à une famille de Casablanca ou de Marrakech de vouloir dormir en été sans risquer un coup de chaleur. La question n’est donc pas: «faut-il climatiser?» mais bien: «comment climatiser sans défigurer?»

La seconde cause est économique et sociale. La climatisation de masse a coïncidé avec une période d’urbanisation accélérée, de production massive de logements, souvent dans la hâte et au moindre coût, et d’accès élargi à des équipements autrefois réservés aux catégories aisées. Dans cette équation, le souci esthétique de la façade n’est pas une priorité pour le promoteur qui cherche à réduire ses coûts, ni pour l’acquéreur qui cherche d’abord à se loger, ni pour le locataire qui cherche à survivre à l’été. L’esthétique est perçue, dans ce contexte, comme un luxe supplémentaire, une préoccupation de nantis.

C’est ici que la réflexion de Pierre Bourdieu sur le goût comme construction sociale prend toute sa pertinence. Dans La Distinction (1979), Bourdieu montre que le sens esthétique n’est pas inné mais acquis, transmis par les institutions (l’école, la famille, les pratiques culturelles) et inégalement distribué selon les classes sociales. Une société en transition urbaine rapide, où des millions de personnes ont accédé en une génération à un logement urbain sans avoir bénéficié des apprentissages culturels qui l’accompagnent en d’autres contextes, ne peut spontanément développer une culture partagée de la façade. Cette culture doit être construite, enseignée, institutionnalisée.

La troisième cause est structurelle: c’est la faillite de la copropriété. Dans la plupart des immeubles marocains, la copropriété existe sur le papier et n’existe pas dans les faits. Il n’y a pas de syndic actif, pas d’assemblée générale régulière, pas de règlement intérieur appliqué. Chaque propriétaire est seul maître de sa façade et personne ne l’est. Dans ce vide de gouvernance collective, chacun fait ce qu’il veut, et le résultat de cette liberté sans règle est une tyrannie collective du laid.

V. Des solutions existent: l’architecture peut apprivoiser le nécessaire

Le désespoir serait pourtant injustifié, car les solutions existent. Elles sont connues, elles ont été expérimentées ailleurs, et elles sont techniquement et économiquement accessibles. Ce qui manque, c’est la volonté collective de les mettre en œuvre.

La première famille de solutions est architecturale et concerne la conception même des bâtiments. Un immeuble bien conçu prévoit, dès le projet, les espaces nécessaires à l’intégration des équipements techniques. Les unités extérieures de climatisation peuvent être logées dans des loggias fermées par des grilles métalliques perforées, dans des faux-plafonds de balcon, dans des niches creusées dans les façades et habillées de claustra ou de brise-soleil. Ces dispositifs ne sont pas coûteux lorsqu’ils sont prévus dès la conception: ils représentent une fraction infime du coût de construction et ils garantissent une façade propre pour la durée de vie du bâtiment.

Des villes comme Singapour ont imposé cette intégration comme norme absolue: aucune unité extérieure ne peut être visible depuis la rue. Les architectes ont développé en réponse des solutions remarquablement discrètes et élégantes: grilles perforées qui jouent avec la lumière, claustra en béton ou en bois qui deviennent des éléments de composition de façade à part entière. Barcelone, dans ses réhabilitations de l’Ensanche, a imposé des règles similaires. Dubaï, dont la dépendance à la climatisation est encore plus grande que la nôtre, a su, dans ses nouvelles constructions, rendre les équipements techniques invisibles.

La seconde famille de solutions concerne les paraboles. L’antenne collective, un seul équipement de réception pour tout l’immeuble, discrètement installé en toiture et raccordé par câble à chaque appartement, est une solution mature, peu coûteuse et parfaitement efficace. Elle suppose simplement que la copropriété fonctionne, c’est-à-dire que les résidents acceptent de se doter d’un équipement commun plutôt que d’équipements individuels. Au-delà, l’essor de la télévision connectée et du streaming risque, dans les années à venir, de rendre les paraboles aussi anachroniques que les antennes râteau des années quatre-vingt: l’horizon de leur disparition est peut-être plus proche qu’on ne le croit.

L’urbaniste danois Jan Gehl, dans Cities for People (2010), insiste sur l’importance de concevoir la ville à hauteur d’yeux humains. Ce qui se passe au niveau des façades, entre le rez-de-chaussée et les cinquième ou sixième étages, est décisif pour la qualité de l’expérience urbaine quotidienne. C’est à cette échelle que se joue la beauté ou la laideur de la rue. Et c’est à cette échelle que les décisions architecturales et réglementaires ont le plus d’impact.

VI. Vers une éthique de la façade: ce que nous devons à la ville

La façade est un bien commun. Cette affirmation, simple en apparence, est en réalité subversive dans le contexte du droit de propriété tel qu’il est généralement compris. Un propriétaire est libre de peindre ses murs intérieurs en violet, d’installer ses meubles comme il l’entend, de décorer son appartement selon son goût personnel. Mais la façade de son appartement n’est pas entièrement sienne: elle appartient aussi à la rue, au quartier, à la ville. Elle est la part de son logement qui se donne au regard de tous, et à ce titre, elle relève d’une responsabilité partagée que le droit doit encadrer et que la culture civique doit intérioriser.

Zygmunt Bauman, dans ses réflexions sur la «modernité liquide» (Liquid Modernity, 2000), décrivait avec une lucidité mélancolique la dissolution des liens collectifs dans les sociétés contemporaines: la ville ne serait plus qu’un agrégat d’individus juxtaposés, chacun enfermé dans sa bulle, incapable de se reconnaître dans une responsabilité partagée envers l’espace commun. La façade marocaine contemporaine est, hélas, une illustration saisissante de cette liquidité: chaque résidu de condensat, chaque parabole plantée en bordure de balcon, chaque compresseur boulonné en façade sans souci du voisin témoigne de l’affaissement du contrat esthétique collectif.

Que faire?

Trois leviers doivent être actionnés simultanément.

Le premier est législatif et réglementaire: il faut une loi nationale claire, des réglementations communales précises et des mécanismes de contrôle et de sanction effectifs. Les agences urbaines doivent être renforcées et chargées d’un véritable rôle de contrôle de la qualité architecturale des façades.

Le second levier est professionnel: les architectes et les promoteurs immobiliers doivent être tenus d’intégrer les équipements techniques dans leurs projets dès la phase de conception. Construire un immeuble sans prévoir le logement des unités extérieures de climatisation doit devenir, comme construire sans parking ou sans accès pour les personnes à mobilité réduite, une faute professionnelle.

Le troisième levier est éducatif et culturel: il s’agit de construire, patiemment, une culture partagée de la qualité urbaine, de l’esthétique de la rue, de la responsabilité de chacun envers le bien commun visuel. Les syndics de copropriété, lorsqu’ils existent, ont ici un rôle crucial à jouer. Une copropriété bien gérée, dotée d’un règlement intérieur appliqué, peut imposer à ses membres des règles simples: antenne collective, pas d’unités extérieures en façade avant, installation mutualisée par palier. Ces règles ne nécessitent pas de grandes ressources financières. Elles nécessitent de la volonté collective et un cadre légal qui les rende obligatoires et opposables.

VII. Rendre la ville à elle-même

Imaginons, un instant, ce que pourrait être la façade de nos immeubles si ces règles existaient et étaient appliquées. Des murs nets, des enduits entretenus, des balcons dont la seule ornementation serait le linge qui sèche ou les fleurs qui débordent. Des toits dégagés, des silhouettes urbaines lisibles. Des rues dans lesquelles on aurait envie de marcher lentement, de lever les yeux, de contempler. Des villes dont les habitants seraient fiers non pas malgré leur quotidien mais à travers lui.

Cette image n’est pas utopique. Elle est simplement le résultat de ce que d’autres sociétés ont su construire avec de la volonté politique, des règles claires et une culture civique de la beauté partagée. Elle est à notre portée. Mais elle exige que nous acceptions de regarder en face ce que nous avons laissé advenir, et de nommer sans faux-fuyants ce qui est: un naufrage esthétique collectif, lent, presque invisible parce que quotidien, et pour cela même particulièrement grave.

Les villes marocaines ont une histoire architecturale magnifique. La médina de Fès, les riads de Marrakech, les façades art déco de Casablanca, les demeures coloniales de Tanger témoignent d’une civilisation qui a toujours su allier le fonctionnel au beau, l’utile à l’élégant. Cette tradition n’est pas perdue — elle est simplement recouverte, provisoirement, par les croûtes grises de nos compresseurs et les pétales blancs de nos paraboles. Il appartient à la génération présente -architectes, urbanistes, élus, résidents, professionnels de l’immobilier-de la retrouver.

«Orner, c’est un devoir. Négliger la beauté d’une œuvre que l’on expose aux yeux de tous, c’est manquer à ses semblables».

Ruskin écrivait cela il y a près de deux siècles. Il parlait des cathédrales gothiques et des palais vénitiens. Mais ses mots résonnent avec une acuité particulière devant les façades de nos immeubles contemporains. Manquer à ses semblables: voilà ce que fait, insidieusement, chaque unité extérieure de climatisation boulonnée sans soin sur un mur visible. Voilà ce que fait chaque parabole plantée en désordre sur un balcon. Non par malveillance, jamais par malveillance, mais par indifférence à ce que la ville est en droit d’exiger de chacun de nous: un peu de beauté, un peu de soin, un peu de respect pour le regard de l’autre.

La ville nous regarde. Il est temps de lui rendre un visage digne d’elle.

Références bibliographiques:

Bauman, Z., Liquid Modernity, Polity Press, Cambridge, 2000.

Bourdieu, P., La Distinction. Critique sociale du jugement, Les Éditions de Minuit, Paris, 1979.

Gehl, J., Cities for People, Island Press, Washington D.C., 2010.

Lynch, K., The Image of the City, MIT Press, Cambridge, 1960.

Ruskin, J., The Seven Lamps of Architecture, Smith, Elder & Co., Londres, 1849.

Sennett, R., The Craftsman, Yale University Press, New Haven, 2008.

Simmel, G. «La métropole et l’esprit moderne», in Philosophie de la modernité, Payot, Paris, 1989 (texte original : 1903).

Royaume du Maroc, loi n° 12-90 relative à l’urbanisme, Bulletin Officiel, 1992.

De l’auteur:

Mohamed Métalsi, urbaniste et docteur en esthétique. Auteur de plusieurs livres dont:

Le temps de Fès, du mythe à la métropole, Malika édition et CCME, Casablanca, 2024.

Tanger, Fortunes et infortunes d’une ville, Malika édition et CCME, Casablanca, 2026.

Les Villes impériales du Maroc, Baillard édition, Paris, 1999.

Tétouan entre mémoire et histoire, Malika édition, Casablanca, 2024.

Par Mohamed Métalsi
Le 24/05/2026 à 09h26