Parlement: fin de législature sur un bilan en demi-teinte

Le siège du Parlement, à Rabat.

Revue de presseEn vertu de la loi, l’actuelle législature sera close lundi prochain à l’issue de l’ultime réunion publique des députés sortants. Ces derniers laissent derrière eux plusieurs projets de loi non adoptés, dont certains ont fait l’objet de vives polémiques. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 10/07/2026 à 20h21

Par souci d’équité et pour éviter que l’hémicycle ne soit instrumentalisé à des fins électoralistes, aussi bien par les députés que par les membres du gouvernement sortants, la Chambre des représentants a décidé de clore la législature 2021-2026 avant le lancement de la campagne électorale. Selon le quotidien Al Akhbar, dans l’éditorial de son édition du week-end des 11 et 12 juillet, une session publique de clôture se tiendra lundi prochain.

En attendant le coup d’envoi de la campagne pour les législatives du 23 septembre 2026, l’heure est au bilan d’un parlement dont le mandat s’achève.

Et le bilan est sévère. Comme à l’accoutumée, relève Al Akhbar, les parlementaires n’ont pas tenu les promesses formulées il y a cinq ans, lorsqu’ils s’engageaient à accélérer et améliorer la production législative. Tous les groupes parlementaires, à commencer par ceux de la majorité, ont failli sur ce registre. Pis, ils ont soutenu plusieurs projets de loi qui ont suscité de vives polémiques, au point que certains textes se sont enlisés dans des navettes interminables entre les deux chambres ou avec la Cour constitutionnelle, sans parler des protestations, grèves et sit-in qu’ils ont provoqués. Ces tensions ont parfois paralysé des services publics vitaux, transférant de fait les débats parlementaires sur la place publique.

Ce qui caractérise surtout cette législature, selon Al Akhbar, c’est l’affaiblissement du rôle du parlement, malgré les tentatives de quelques groupes de députés de s’affranchir du carcan gouvernemental. On retiendra la controverse de dernière minute autour de la commission parlementaire d’enquête sur les frakchyas, ou encore la «liste noire» que certains députés ont failli publier, avec noms et prénoms de leurs collègues absentéistes.

Preuve que les parlementaires eux-mêmes n’étaient pas exempts de tout reproche. Plusieurs membres du parlement sortant se trouvent aujourd’hui en prison pour corruption et détournement de deniers publics, tandis que d’autres ont été empêchés de se représenter en raison de poursuites judiciaires en cours.

Par La Rédaction
Le 10/07/2026 à 20h21