Un nombre important de porteurs de projets dans le cadre du programme «Forsa» recourent de nouveau aux protestations pour attirer l’attention du gouvernement sur leur calvaire. Selon le quotidien Al Akhbar, qui revient sur ce dossier dans son édition du mardi 28 juillet, ces jeunes porteurs de projets, qui attendent depuis plusieurs mois après avoir réuni tous les documents requis, ont été surpris par l’arrêt ou le blocage des procédures de financement.
Cette situation, qu’ils n’avaient pas prévue et qui leur a causé d’importants préjudices, n’a suscité aucune réaction de la part des autorités concernées, restées sourdes à toutes leurs sollicitations. C’est ce qui les a contraints à mener des actions de protestation afin de faire entendre leurs doléances. En effet, nombre de ces jeunes porteurs de projets ont déjà signé des contrats de location de locaux commerciaux et acheté le matériel nécessaire à leur activité, en contrepartie de chèques de garantie remis aux propriétaires des locaux et aux fournisseurs.
Ce sont les promesses de financement, annoncées dans de brefs délais mais jamais concrétisées, qui les ont placés dans cette situation. Le retard dans le déblocage des financements a entraîné des engagements non honorés de la part des porteurs de projets, dont certains risquent aujourd’hui des poursuites judiciaires pour émission de chèques sans provision et pour dettes impayées, notamment les loyers des locaux commerciaux.
Au-delà de la crise financière, les porteurs de projets traversent également une crise sociale et psychologique, avec le sentiment d’avoir bâti leurs espoirs sur des mirages. En effet, ce qui était initialement présenté comme un encouragement à l’initiative entrepreneuriale s’est transformé, pour nombre d’entre eux, en un véritable calvaire, en raison du non-respect des engagements pris par les autorités chargées de l’octroi des financements.




