Tous les articles correspondant à #Tindouf

La disparition de la MINURSO révèle 35 ans de parti pris du Secrétariat de l’ONU et d’échecs diplomatiques
En redéfinissant la raison d’être de la MINURSO dans son communiqué d’adieu, le Secrétariat de l’ONU a mis à nu les illusions et les partis pris liés à l’autodétermination auxquels le Maroc a dû faire face au cours des 35 dernières années.
Départ de la MINURSO: Ivanko négocie avec Rabat et laisse la marionnette d’Alger sur le banc
Pour organiser le départ de la MINURSO, son chef, le Russe Alexander Ivanko, est allé à Rabat. Pas à Tindouf. Le Polisario, qui réclamait à cor et à cri le maintien de la mission, n’a même pas été consulté sur son démontage. Ivanko sait à qui il a affaire: les décisions du mouvement se prennent à Alger. Moscou, qui a pourtant opposé son veto au profit des thèses algériennes, ne s’adresse, elle aussi, qu’au Maroc et à l’Algérie. Le Polisario n’existe plus que comme le paravent d’Alger.
Archives du Quai d’Orsay. Ep 3. Comment Lisbonne a déjoué le chantage du Polisario et libéré 15 otages portugais
En juin 1980, quinze pêcheurs portugais du navire Rio Vouga sont enlevés par le Polisario et retenus près de sept semaines en Algérie. Leur libération devait procurer au mouvement la reconnaissance que Lisbonne refuse à la RASD. Une archive de l’ambassade de France à Alger dévoile les exigences des ravisseurs, le cérémonial organisé autour de l’émissaire portugais, la libération des otages par El Mouradia et le désaveu qui ruine l’ambition des terroristes.
Tindouf: un recensement différé, la transparence exigée
En proposant de donner au HCR six mois pour procéder à l’enregistrement des populations de Tindouf, Washington entendait transformer une supplique onusienne ancienne en obligation assortie d’un calendrier. Le veto russe a provisoirement mis fin à cette perspective. Mais la nécessité du recensement demeure et dépasse la responsabilité des acteurs locaux récalcitrants, Algérie et Polisario: identifier les bénéficiaires de l’aide humanitaire oblige aussi les bailleurs internationaux à mieux contrôler l’utilisation des fonds qu’ils engagent.
Sahara Marocain: Alger tente impolitiquement de reprendre la bataille du récit…
La multiplication, ces derniers temps, des tribunes d’anciens diplomates algériens sur le Sahara Marocain interpelle à plus d’un titre. Après Amar Belani et ses élucubrations, voici Abdelaziz Rahabi, sorti de nulle part, qui dénonce une prétendue offensive américano-française visant, tenez-vous bien, à reconfigurer l’Afrique du Nord au profit du Maroc.
Sahara: autonomie, transition et garanties, les contours d’un nouveau règlement se dessinent
Professeure à l’Université Hassan Ier de Settat, chercheuse associée au Council for Mediterranean Diplomacy (DIPLOMEDS) et membre du comité «Women and Politics in the Global South» de l’Association internationale de science politique (IPSA), Yasmine Hasnaoui analyse, dans cette tribune, les évolutions du dossier du Sahara à la lumière du dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies. Elle décrypte le déplacement progressif des négociations vers les modalités concrètes d’un éventuel règlement, autour de l’autonomie, d’une phase de transition et des garanties susceptibles d’accompagner sa mise en œuvre.
Les «perles» de la fausse histoire algérienne
La France fixa donc les frontières sahariennes au profit de l’Algérie qui reçut ainsi en héritage la plus grande partie du Sahara sur lequel elle n’avait, par définition, jamais exercé la moindre souveraineté. Puis, une fois indépendante, l’Algérie se posa en héritière territoriale de la France, refusant de reconnaître que le Maroc, État existant depuis le huitième siècle, avait été territorialement amputé par l’ex-puissance coloniale au profit d’un État algérien venu au monde le 1er juillet 1962, c’est-à-dire douze cents ans après sa propre naissance…
Les révélations explosives de Matthieu Ghadiri, ancien agent du contre-espionnage français infiltré en Iran, sur les liens entre le régime des Mollahs, le Polisario, le Hezbollah et l’Algérie
Ancien agent du contre-espionnage français infiltré auprès des services de renseignement iraniens, Matthieu Ghadiri décrit un dispositif dans lequel la Force Al-Qods a organisé le rapprochement entre le Hezbollah et le Polisario, le mouvement chiite libanais assurant la formation de l’élite des combattants sahraouis et prenant en charge une partie de l’équipement et du financement du Polisario. Dans cette première partie de l’entretien, il retrace la genèse de cette relation: des premiers contacts avec l’entourage de l’ayatollah Khomeini jusqu’aux mécanismes par lesquels Téhéran a progressivement étendu son influence entre Tindouf et le Sahel.
Ceuta, Melilla et les miroirs de l’histoire: la fin du statu quo
Le Maroc et l’Espagne ont aujourd’hui l’occasion de transformer un foyer permanent de tension en un projet commun pour la Méditerranée occidentale. Quant à l’Algérie, elle devra tôt ou tard choisir entre la politique de l’impasse et celle de la réconciliation régionale.
Quelle est l’ancienneté des frontières de l’Algérie?
En 1830, quand la France débarque à Alger, les frontières de l’Algérie n’existent pas plus qu’un État algérien. Les frontières de l’Algérie ont donc bien été tracées par la France. Et selon un processus bien connu des historiens.