Pour organiser le départ de la MINURSO, son chef, le Russe Alexander Ivanko, est allé à Rabat. Pas à Tindouf. Le Polisario, qui réclamait à cor et à cri le maintien de la mission, n’a même pas été consulté sur son démontage. Ivanko sait à qui il a affaire: les décisions du mouvement se prennent à Alger. Moscou, qui a pourtant opposé son veto au profit des thèses algériennes, ne s’adresse, elle aussi, qu’au Maroc et à l’Algérie. Le Polisario n’existe plus que comme le paravent d’Alger.