Sahara: Omar Hilale conteste le maintien du dossier à la Commission des 24 de l’ONU

Omar Hilale.

Revue de presseDevant le Comité de la décolonisation de l’ONU, l’ambassadeur marocain Omar Hilale a contesté le maintien de la question du Sahara à l’agenda, la qualifiant de «dépassée» et contraire à la Charte des Nations unies. Cet article est une revue de presse tirée des quotidiens Assabah et Al Ahdath Al Maghribia.

Le 29/05/2026 à 19h37

Lors du séminaire régional du Comité spécial de la décolonisation (C24) de l’ONU, qui s’est tenu du 25 au 27 mai à Managua (Nicaragua), l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, a contesté le maintien de la question du Sahara marocain à l’ordre du jour de cette commission, la qualifiant de «dépassée».

Selon le diplomate marocain, l’examen de ce dossier par le C24 enfreint l’article 12 de la Charte des Nations unies, qui consacre la primauté du Conseil de sécurité sur les organes subsidiaires de l’Assemblée générale, relatent les quotidiens Assabah et Al Ahdath Al Maghribia dans leurs éditions respectives du weekend du 30 et 31 mai. Il a souligné que cette situation est d’autant plus anachronique au vu de l’évolution diplomatique marquée par l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité.

Hilale a rappelé que cette résolution a défini la feuille de route du processus politique, sous l’égide de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU et avec le soutien des États-Unis, indique Assabah. Il a précisé que le texte consacre l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine comme l’unique base sérieuse et crédible pour un règlement définitif, tout en réaffirmant la responsabilité des quatre parties prenantes: le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario.

Appelant à dépasser les «discours idéologiques» et les blocages historiques, l’ambassadeur a exhorté l’ensemble des parties, en particulier l’Algérie et le Polisario, à s’engager de manière concrète, lit-on dans Assabah. Il a indiqué que le Maroc avait concrétisé ses engagements en présentant, au lendemain de la résolution 2797, les détails de son plan d’autonomie lors de discussions à Washington et à Madrid.

Le représentant marocain a insisté sur le fait que le dossier relève de la compétence exclusive du Conseil de sécurité en matière de paix et de sécurité, rejetant le narratif de la décolonisation mis en avant par certains participants. Il a ajouté que l’initiative marocaine bénéficie désormais du soutien de 130 États membres de l’ONU, la positionnant comme la seule solution politique et réaliste.

Hilale a toutefois averti que la pérennisation de cette dynamique dépendait du respect par les autres parties de leurs engagements envers le processus onusien. Il a estimé que ces dernières font face à un choix historique: saisir l’opportunité pour clore ce différend et mettre fin à la situation des populations des camps de Tindouf, ou maintenir un statu quo porteur de risques sécuritaires et de blocages régionaux.

Sur le plan socio-économique, le diplomate a mis en avant les transformations en cours au Sahara marocain, portées par le Nouveau modèle de développement des provinces du Sud initié par le roi Mohammed VI. Il a notamment cité les projets d’infrastructures modernes, le développement des énergies renouvelables, l’économie bleue, ainsi que les avancées dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

En conclusion, Omar Hilale a réitéré la volonté du Maroc de parvenir à une solution politique juste et durable, sous réserve que les autres parties fassent preuve de l’engagement nécessaire.

Par La Rédaction
Le 29/05/2026 à 19h37