Amal El Fellah Serghrouchni, ministre déléguée auprès du chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, a mis un terme à la polémique concernant l’heure légale du Royaume (GMT+1) et aux appels répétés de la société civile en faveur de son abolition. Dans une réponse écrite adressée à une question du parlementaire Lahcen Nazihi (CDT), elle a fermement indiqué que «l’exécutif entend se conformer à l’heure officielle du Maroc, définie par un arsenal juridique et réglementaire précis, et non par des décisions ponctuelles ou des mesures isolées».
La ministre a rappelé que «l’heure légale est encadrée par le décret royal de 1967, qui adopte l’heure moyenne de Greenwich comme référence officielle, tout en prévoyant la possibilité d’y ajouter soixante minutes par arrêté réglementaire», relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce week-end (30 et 31 mai). Ce dispositif a été complété par un décret de 2018, lequel a généralisé l’usage de l’heure supplémentaire de manière permanente, tout en ménageant des dérogations en cas de nécessité.
Pour accompagner ce système horaire, les pouvoirs publics ont déployé plusieurs mesures d’adaptation, notamment la flexibilité des horaires de travail au sein des administrations publiques et l’aménagement du temps scolaire en fonction des spécificités territoriales. El Fellah a souligné que «le gouvernement aborde ce dossier dans une perspective institutionnelle globale, conciliant les impératifs d’intégration économique et les attentes des citoyens».
Tout en reconnaissant la sensibilité du sujet et son incidence directe sur la vie quotidienne des familles marocaines, ainsi que sur les diverses activités sociales et économiques, la ministre a assuré que «sa gestion repose sur une approche participative et un esprit de responsabilité, où l’intérêt général demeure la boussole».
Il convient de rappeler, à cet égard, que la Fédération nationale des associations de consommateurs (FNAC) avait récemment dévoilé les conclusions d’une enquête nationale relative à l’impact du système horaire, écrit Al Akhbar. Selon cette étude, 65% des Marocains estiment que l’heure GMT+1 n’est pas adaptée et engendre de multiples problèmes de santé. Parmi les effets signalés figurent une hausse de l’absentéisme scolaire, un manque de concentration, ainsi qu’une fatigue généralisée chez 42 % des citoyens en journée.
L’enquête relève également d’importantes difficultés d’adaptation biologique: 33% des personnes interrogées souffrent de troubles du sommeil s’étendant sur une semaine entière, tandis que 32% déclarent avoir besoin d’un à trois jours pour retrouver un équilibre normal.




