Dans une tribune incisive publiée sur le site de la chaîne d’information américaine Newsmax, George Landrith, avocat, militant politique et éminence grise du think tank Frontiers of Freedom, apporte un soutien sans faille à une initiative législative majeure du sénateur républicain Ted Cruz, le Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026, une proposition de loin tendant à classer la milice armée comme organisation terroriste. À travers son analyse, Landrith décrypte les dynamiques géopolitiques complexes qui lient désormais le Front Polisario à l’axe iranien.
Pour George Landrith, la proposition de loi S. 4063 transcende le simple cadre d’un différend régional. Il s’agit d’un texte stratégique qui répond à une urgence sécuritaire immédiate. L’auteur salue la clairvoyance du sénateur du Texas et qualifie la proposition de «simple, mais arrivant à point nommé».
La force de cette législation réside dans son pragmatisme juridique. Elle ne formule pas de condamnation aveugle, mais pose une conditionnalité stricte et automatique. «Le texte établit plutôt un critère clair et ciblé: si le Polisario coopère avec un groupe terroriste soutenu par l’Iran, les sanctions s’appliquent automatiquement», écrit l’avocat.
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Face à ce que Landrith décrit comme une passivité historique de la diplomatie américaine, ce texte de loi apparaît comme un outil de dissuasion indispensable. L’auteur rejette catégoriquement l’idée que cette démarche soit belliqueuse, affirmant que «la seule provocation serait de poursuivre une politique de déni et d’inaction». Dès lors, le message envoyé par Washington doit être immédiat et d’une fermeté absolue, justifiant un vote urgent au Sénat, car «chaque jour de retard donne à l’Iran et à ses partenaires du Polisario plus de temps pour approfondir leur alliance dangereuse».
Le danger que représente le Polisario
L’argument central de la tribune repose sur la mutation profonde du Front Polisario. Le groupe s’est, selon Landrith, totalement inféodé aux réseaux criminels et terroristes qui gravitent autour de Téhéran. «En s’associant à l’axe terroriste de l’Iran, le Polisario est passé d’un mouvement nationaliste laïc à une force déstabilisatrice qui menace la sécurité régionale et les intérêts stratégiques américains en Afrique du Nord», lit-on.
Cette alliance se traduit par une collaboration opérationnelle alarmante, corroborée par des rapports de renseignement et des écoutes interceptées. Landrith évoque notamment des connexions directes avec le Hezbollah libanais et des marques de soutien explicites aux actions du Hamas, citant un appel d’octobre 2023 où un officier de liaison du Polisario «a salué le massacre du 7 octobre 2023 perpétré par le Hamas et évoqué des opérations conjointes contre des cibles israéliennes, y compris l’ambassade d’Israël au Maroc».
Le danger est double. Au-delà de la menace militaire directe, les zones sous contrôle du Polisario, notamment les camps de réfugiés basés en Algérie, se transforment en viviers de radicalisation où s’opère une porosité inquiétante avec le jihadisme sahélien, «d’anciens membres du Polisario rejoignant des affiliés de l’État islamique et d’al-Qaïda dans le Sahel».
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Pour George Landrith, le Front Polisario n’est que la déclinaison maghrébine d’une stratégie globale et violente orchestrée par la République islamique d’Iran. Téhéran cherche à reproduire en Afrique du Nord le modèle des «proxys» qu’il a déjà déployé avec succès au Moyen-Orient à travers le Hezbollah, les Houthis ou le Hamas.
L’Iran utilise le Polisario comme un bélier pour briser les dynamiques de paix régionales, en réaction directe aux avancées diplomatiques majeures du Maroc. «Le Maroc a normalisé ses relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham et a obtenu la reconnaissance américaine de sa souveraineté sur le Sahara occidental. L’Iran a réagi en accélérant sa guerre par procuration», souligne George Landrith.
Le Maroc, un rempart indispensable
Cette stratégie destructrice s’appuie sur un soutien matériel et logistique massif. Par l’entremise du Hezbollah, l’Iran injecte des technologies militaires avancées dans les camps algériens, fournissant au Polisario «des drones, des missiles sol-air et des instructions en matière de guerre urbaine». L’objectif final de Téhéran est d’étendre son «anneau de feu» en créant «un nouveau sanctuaire jihadiste à la porte de l’Europe et le long des routes maritimes atlantiques critiques».
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Face à cet arc de déstabilisation, le Maroc est présenté par George Landrith comme le rempart indispensable et l’allié le plus fiable des États-Unis dans la région. La position de l’auteur est claire. Défendre le Maroc et sa souveraineté, c’est défendre les intérêts de sécurité nationale de l’Amérique et de l’Europe.
Landrith dresse un portrait élogieux du Royaume, soulignant qu’il se distingue par sa vision moderne, sa stabilité politique et son engagement concret dans la lutte contre le radicalisme. «[Le] Maroc, partenaire stable et pro-occidental qui accueille la coopération militaire américaine et s’est imposé comme un leader en matière de contre-terrorisme et de modernisation économique en Afrique», lit-on encore.
La tribune de George Landrith sonne comme un avertissement solennel à l’adresse de la classe politique américaine. Le conflit du Sahara occidental ne peut plus être traité comme une crise de faible intensité. En soutenant le projet de loi du sénateur Cruz, les États-Unis ont l’opportunité de réaffirmer leur alliance historique avec le Maroc tout en barrant la route aux ambitions hégémoniques et terroristes de l’Iran sur le continent africain.




