Le Mouvement populaire (MP) serait secoué par des frondes internes liées notamment au processus de gestion des accréditations des candidats qui devront représenter les couleurs de l’Epi aux prochaines élections législatives.
C’est du moins ce qui ressort du boycott de la majorité des membres du bureau politique du MP au meeting organisé dernièrement par le secrétaire général du parti, Mohamed Ouzzine dans un palace à la Marina de Salé.
D’après les sources du quotidien Al Akhbar qui rapporte cette information dans son édition du week-end des 30 et 31 mai, «15 membres du bureau politique du MP n’ont pas répondu à l’appel de Mohamed Ouzzine pour prendre part à cette activité partisane organisée dans le cadre des préparatifs aux prochaines échéances législatives».
Parmi les absents, indiquent les mêmes sources, figurent Driss Sentissi, président du groupe parlementaire du MP à la chambre des représentants, plusieurs leaders du parti et des parlementaires de l’Epi dans les deux chambres du parlement. Ce qui montre l’ampleur de la crise, font remarquer ces informateurs.
Dans une déclaration au quotidien, un leader du parti, dont le nom n’a pas été cité, a fait savoir que «les dissensions internes qui secouent le parti seraient particulièrement provoquées par la façon dont est géré le fichier électoral, notamment la problématique des accréditations».
Et de préciser que «certains leaders du parti accusent Mohamed Ouzzine et Halima Assali, membre du BP du parti, de prendre unilatéralement toutes les décisions concernant les accréditations liées aux élections, en dépit de l’existence d’une commission nationale chargée de gérer ce processus et qui est présidée par Hamid Kouskous, également absent au meeting organisé à la Marina de Salé».
Dans ce sillage, des sources partisanes expliquent au quotidien que «cette crise s’accentue encore davantage dans des circonscriptions où le parti serait favori pour remporter les élections, ce qui laisse présager que les dissensions prendront encore de l’ampleur dans les prochaines semaines».
Autant dire, poursuit le quotidien, que les relations entre la direction actuelle du MP et des leaders influents au sein de l’appareil organisationnel du parti s’apparentent à un bras de fer.
Ces leaders indiquent que le fichier des accréditations serait géré par un cercle restreint au niveau central, loin des mécanismes de concertation internes et du consensus organisationnel, ce qui a remis de nouveau sur le devant de la scène politique le style de gestion de la direction actuelle du parti. Cet état de fait, résume enfin le quotidien, mettra Mohamed Ouzzine devant un véritable défi à la veille du lancement officielle de la campagne électorale.




