Les tirs revendiqués par le Polisario contre Es-Semara ne doivent pas être lus comme un retour en force, mais comme le réflexe fébrile d’un appareil acculé. Au même moment, le discours algérien sur la paix, la stabilité et le refus du séparatisme se heurtait à une séquence brutale: pression américaine sur Tindouf, évolution du mandat de la MINURSO, montée d’une initiative américaine de classification terroriste. Face à ces gesticulations, le Maroc n’a pas intérêt à céder à l’émotion.