Ceuta, face à Gibraltar, occupe les discours des politiques et les colonnes des journaux; Melilla n’y paraît le plus souvent qu’en second, comme son appendice oublié. Elle n’a pas eu non plus son al-Ansari: aucun fils de la ville n’a dressé, dans l’exil, l’inventaire de ce qui avait été perdu, et l’archéologie n’a interrogé le sol que par fragments. Par Mohamed Métalsi, urbaniste, docteur en esthétique, historien d’art, chercheur, ancien directeur des actions culturelles de l’Institut du monde arabe de Paris et ancien doyen de la Faculté Euromed des SHS de Fès.