Renault Tanger: environ 850 départs volontaires prévus sur fond de pressions concurrentielles

Les constructeurs automobiles français, Renault et PSA surtout, ont choisi d'investir et de s'installer au Maroc.

Au sein de l'usine Renault Tanger Med (photo d'illustation)

Revue de presseFace aux mutations de l’industrie automobile internationale et à l’intensification de la concurrence, l’usine Renault de Tanger se prépare à lancer une opération de départ volontaire touchant près de 850 salariés, assortie d’indemnités incitatives et de garanties de reclassement. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 05/11/2026 à 19h44

Le secteur automobile marocain fait face à de nouvelles turbulences avec des mesures d’envergure préparées au sein de l’usine Renault de Tanger. D’après le quotidien Al Akhbar de ce vendredi 6 novembre, le constructeur s’apprête à lancer une vaste opération de départ concernant environ 850 salariés. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par des mutations profondes sur le marché mondial de l’automobile, une concurrence internationale accrue et des pressions croissantes sur les coûts de production et la compétitivité.

Selon Al Akhbar, la direction de l’usine a tenu une réunion avec les chefs d’équipe des différents départements afin d’annoncer le début des procédures préliminaires, incluant le recensement et l’enregistrement des noms des salariés concernés par le départ, marquant ainsi le passage d’une phase de prévisions à une étape de gestion effective.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation globale de l’écosystème industriel du groupe Renault, visant à préserver sa compétitivité sur les marchés internationaux face aux défis mondiaux, lit-on. Cette démarche sera menée à travers une formule de départ volontaire comprenant des avantages et des incitations financières pour les employés concernés. Les indemnités prévues pourraient même dépasser les obligations légales dans certains cas, en fonction de l’ancienneté et de la situation professionnelle de chaque travailleur.

À cela s’ajoute la garantie d’opportunités professionnelles alternatives pour environ 1.260 personnes, s’inscrivant dans des dispositions visant à atténuer l’impact opérationnel, tout en adoptant des critères spécifiques prenant en compte l’ancienneté, le parcours professionnel, ainsi que la situation sociale et sanitaire, y compris certains cas liés à la maladie ou au handicap, écrit Al Akhbar. La situation des employés proches de l’âge de la retraite fera également l’objet d’un traitement particulier. Le pourcentage des catégories concernées par le départ représenterait entre 12 et 13% de l’effectif global des ressources humaines de l’usine, qui emploie environ 7.600 salariés directs, tandis qu’un nombre plus important est attendu pour assurer le maintien des cadres et employés dans le cadre de l’orientation générale de réorganisation des ressources humaines, tout en tenant compte de la spécificité des métiers.

Des discussions menées au niveau gouvernemental et social, compte tenu du poids économique et social que représente l’usine de Tanger et des emplois directs et indirects qu’elle génère, en plus de la place qu’occupe le Maroc au sein de la carte mondiale de l’industrie automobile. Dans ce sens, l’Union Marocaine du Travail avait tenu des réunions de haut niveau au cours de la période précédente afin de garantir la protection des employés contre toute injustice ou atteinte à leurs dossiers sociaux et familiaux. Ces développements revêtent une importance particulière, au vu du positionnement stratégique acquis par le Maroc en tant que plateforme majeure de production et d’exportation vers les marchés internationaux, ce qui rend les usines nationales vulnérables aux fluctuations des marchés européens et aux transformations de l’industrie mondiale en matière de coûts de production, de concurrence entre les marques et de grands regroupements industriels.

Par La Rédaction
Le 05/11/2026 à 19h44