Les députés saluent la décision d’Abdellatif Ouahbi de présenter des projets de loi contre le blanchiment d’argent, l’enrichissement illicite, les conflits d’intérêts et la corruption

Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, au Parlement le 2 novembre 2026. (Y.Mannan/Le360)

Le 02/11/2026 à 19h50

VidéoPlusieurs députés, y compris ceux du PJD (opposition), ont applaudi ce lundi la décision du ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, de présenter prochainement au Parlement de nouveaux projets de loi relatifs à la lutte contre la corruption.

Après une séance houleuse de questions orales, marquée par un échange avec un député du PJD qui a qualifié le ministre de la Justice de «misérable», Abdellatif Ouahbi a annoncé à l’assistance qu’il présenterait prochainement des projets de loi sur le blanchiment d’argent, l’enrichissement illicite, les conflits d’intérêts et la corruption. «Nous les présenterons, mais dans un climat de quiétude et de non-surenchère.»

Interrogés par Le360, des députés ont, pour leur part, salué cette décision qui, selon eux, va enrichir l’arsenal juridique du pays. Il faut rappeler que le PAM, parti de la majorité gouvernementale, avait promis, parmi ses engagements, de faire adopter une loi contre les conflits d’intérêts.

Amina Maelainine, députée du PJD, a salué cette décision en rappelant qu’un précédent projet de loi sur l’enrichissement illicite avait été retiré par Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice dans le gouvernement d’Aziz Akhannouch. «Je constate que maintenant tous les partis politiques montrent un intérêt pour cette loi», a martelé la représentante du parti de la Lampe.

De son côté, Mohamed Hjira, député du PAM, a appuyé la décision de son ministre, indiquant que cette position figurait dans le programme électoral de son parti.

Quant au député de l’Alliance de gauche, Omar Benjelloun, il a préféré soulever la question des indemnités liées aux avocats commis d’office. Ce dossier intéresse 30.000 familles marocaines (pour divers dossiers tels que les divorces, les détentions…), auxquelles l’Union européenne accorde 50 millions de dirhams à travers l’assistance judiciaire gratuite.

«Le ministre tarde à livrer aux avocats cette assistance, avec un retard parfois de deux à trois ans», a martelé le député, avocat de carrière.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 02/11/2026 à 19h50