Sahara: un ancien chef de la MINURSO accuse l’Algérie d’avoir entravé toute avancée

Personnel de la MINURSO.. AFP or licensors

Revue de presseJulian Harston, ancien représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara marocain et ancien chef de la MINURSO (2007-2009), revient sur le parcours de cette mission et sur le rôle joué par l’Algérie tout au long de son existence. Les détails dans cette revue de presse du quotidien Assabah.

Le 02/11/2026 à 20h46

L’ancien représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara et ancien chef de la MINURSO (2007-2009), Julian Harston, a souligné qu’«il était temps de mettre un terme à cette mission, qui appartient à une autre époque et dont plusieurs dispositions du mandat initial n’ont plus aujourd’hui aucun lien avec la réalité du terrain».

Il a précisé que «l’organisation d’un référendum n’a jamais été une perspective réaliste pour la MINURSO», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mardi 3 novembre.

À propos de l’accord de cessez-le-feu, l’ancien responsable de la MINURSO a révélé que celui-ci «n’a jamais été réellement respecté par le Polisario et l’Algérie».

Au cours des dernières décennies, a-t-il poursuivi, «l’Algérie a toujours fait obstacle à toute avancée, saisissant chaque occasion pour la bloquer alors qu’elle retient des milliers de Sahraouis en otages dans des conditions inhumaines, sous une direction vieillissante».

Dans ce contexte, il a estimé que « le départ de la MINURSO est devenu une nécessité imposée par les faits, puisque l’option de l’autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine est l’unique solution pragmatique au conflit ». Il a affirmé que cette option bénéficiait du soutien de la communauté internationale et a appelé les Nations unies à s’y rallier.

Dans le même sens, le vice-président de l’American Foreign Policy Council à Washington, Ilan Berman, a affirmé que «le vote intervenu vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara marocain témoigne d’une évolution profonde consacrant la prééminence de l’initiative d’autonomie, qui jouit d’un soutien grandissant de la communauté internationale en tant que seule voie pour parvenir à une solution».

Au-delà de la non-reconduction du mandat de la MINURSO, a-t-il expliqué, «le fait majeur demeure le soutien manifeste exprimé par un nombre croissant de pays au plan marocain d’autonomie, considéré comme la solution la plus fiable et la plus équitable pour assurer la stabilité à long terme dans la région».

Le plan marocain d’autonomie, a-t-il conclu, fait clairement l’objet d’un large consensus international et, de ce fait, «il apparaît de plus en plus clairement que la question du Sahara est désormais tranchée en faveur du Maroc».

Dans le même sens, le Centre international de sécurité et de paix pour l’Afrique estime que «la fin de la MINURSO, après 35 ans d’existence, représente un tournant majeur dans la gestion du dossier du Sahara marocain aux Nations unies». Elle traduit, selon le Centre, l’érosion du statu quo et l’évolution des positions internationales en faveur d’une solution politique réaliste fondée sur la résolution n° 2797 de l’ONU.

Par La Rédaction
Le 02/11/2026 à 20h46