Grand Format-Le360. Législatives 2026: Driss El Azami expose les ambitions et les priorités du PJD

Driss El Azami El Idrissi, premier vice-secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD). (Y.Mannan/Le360)

Le 21/09/2026 à 20h00

VidéoInvité de l’émission Le Grand Format, Driss El Azami El Idrissi, premier vice-secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), a affiché son optimisme à l’approche des élections législatives du mercredi 23 septembre. Il affirme que sa formation vise la première place et conditionne toute alliance postélectorale au respect de son programme.

Sur «Le Grand Format», Driss El Azami El Idrissi, premier vice-secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), exprime son optimisme quant à la capacité de sa formation à réaliser un bon score lors des élections législatives du mercredi 23 septembre, face à la concurrence du PAM, de l’Istiqlal et du RNI.

«Nous visons la première place du podium. Et pourquoi pas? Nous avons le soutien d’une grande partie de la société», a déclaré l’ancien ministre délégué chargé du Budget dans le premier gouvernement d’Abdelilah Benkirane.

Cette ambition s’inscrit dans une phase de reconstruction pour le PJD, qui était passé de 125 sièges en 2016 à 13 sièges lors des élections législatives de 2021. Driss El Azami El Idrissi avait déjà déclaré que son parti travaillait pour retrouver les premiers rangs, tout en reconnaissant une part de responsabilité dans son recul électoral.

Selon le dirigeant du PJD, son parti entend se donner les moyens de participer aux discussions relatives à la formation du prochain gouvernement. Toute alliance devrait toutefois être bâtie sur la base des engagements électoraux de la formation de la Lampe.

«L’alliance prévue n’est possible que si elle est conforme à nos engagements électoraux», a martelé le numéro deux du parti. Les décisions relatives aux coalitions devront, selon la ligne déjà exposée par Driss El Azami El Idrissi, être tranchées par les instances dirigeantes du PJD après l’annonce des résultats.

Interrogé sur les noms susceptibles de succéder un jour à Abdelilah Benkirane à la tête du parti, Driss El Azami El Idrissi s’est refusé à toute spéculation. «Je n’ai rien à dire à ce sujet. C’est le parti qui décide et non la loterie», a-t-il répondu.

Les premières priorités avancées par le PJD après le scrutin du 23 septembre concernent la lutte contre les conflits d’intérêts, la corruption, la vie chère et les intermédiaires qualifiés de «farkchiyas». Driss El Azami El Idrissi a accusé ces derniers d’avoir contribué à faire volatiliser 280 millions de dirhams destinés à l’aide publique aux consommateurs.

Les réformes de l’école et de la santé publiques figurent également en tête des mesures que le PJD entend défendre s’il participe de nouveau au pouvoir, après les deux mandats gouvernementaux conduits par sa formation à partir de 2012 et de 2016.

Driss El Azami El Idrissi a par ailleurs rejeté les critiques selon lesquelles le programme électoral du PJD serait principalement fondé sur un diagnostic négatif du bilan du gouvernement sortant, sans objectifs chiffrés concernant la croissance, l’emploi, les recettes fiscales ou les grands équilibres économiques.

Selon lui, le programme de sa formation comprend des propositions portant aussi bien sur l’économie et la justice sociale que sur le développement des droits des femmes, les libertés, la culture, les arts et l’intelligence artificielle.

Le premier vice-secrétaire général du PJD a également vivement critiqué le bilan du RNI à la tête du gouvernement sortant. Il a notamment dénoncé ce qu’il considère comme un fossé entre l’action de l’Exécutif et les préoccupations quotidiennes des citoyens. Le PJD avait déjà placé les conflits d’intérêts, l’investissement privé et les difficultés sociales au centre de ses critiques contre le gouvernement.

À propos de la campagne qu’il mène à Skhirat, Driss El Azami El Idrissi a également affiché son optimisme, tout en reconnaissant l’intensité de la compétition électorale dans cette circonscription.

«Je suis parti le premier, juste après l’ouverture de la campagne électorale. Je tiendrai bon, sachant que mardi la population locale va organiser un grand meeting sous la présidence du secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane», a-t-il déclaré, en appelant les électeurs à participer massivement au scrutin.

À deux jours du vote, Driss El Azami El Idrissi présente le PJD comme une formation en quête de reconquête électorale, disposée à participer aux futures alliances, mais à la condition que celles-ci respectent ses engagements. Le parti place la lutte contre la vie chère, les conflits d’intérêts et la dégradation des services publics au centre de sa campagne. Il reviendra désormais aux électeurs de départager cette offre de celles présentées par les autres formations en lice.

Par Mohamed Chakir Alaoui, Yassine Mannan, Adil Gadrouz et Abderrahim Et-Tahiry
Le 21/09/2026 à 20h00