Législatives: le PJD présente ses candidats dans les 104 circonscriptions et promet une «nouvelle ère»

Mustapha El Khalfi, ancien ministre de la Communication (Y.Mannan/Le360).

Le 12/09/2026 à 15h23

VidéoÉducation, santé, emploi, dignité du citoyen, solidarité et lutte contre la corruption: le PJD place ces priorités au cœur de son programme électoral. Réunis ce vendredi à Rabat, les candidats du parti ont affiché leur ambition de les porter au Parlement au service d’une société plus juste et solidaire.

C’est devant un Théâtre national Mohammed V de Rabat comble qu’Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), a réuni les candidats de sa formation aux élections législatives du 23 septembre. Le parti islamiste couvre l’ensemble des 104 circonscriptions électorales: 92 locales et 12 régionales, ces dernières étant réservées aux femmes.

Parmi les nouveaux visages investis par le PJD figurent notamment l’actrice Fatima Ouchaye et le journaliste Samir Chaouki, deux recrues mises en avant par la direction du parti. Abdelilah Benkirane a salué ces nouvelles adhésions, qu’il a qualifiées de «libres et réfléchies».

Le meeting a également été marqué par un discours résolument tourné vers la lutte contre l’achat des voix. «On refuse d’acheter une voix à 200 dirhams alors que le kilo de viande de veau coûte ce prix-là», a notamment lancé une intervenante devant les candidats.

À cette occasion, les candidats du parti ont adhéré à une charte comportant douze engagements. Celle-ci porte notamment sur le respect des valeurs et de l’éthique du PJD, l’application des orientations de ses instances, l’assiduité au sein du groupe parlementaire ainsi que le versement au parti d’une contribution mensuelle individuelle de 7.500 dirhams.

La charte a été symboliquement signée, au nom des candidats, par Driss El Azami El Idrissi, président du Conseil national du PJD et candidat dans la circonscription de Skhirat-Témara, ainsi que par Fatima Ouchaye, candidate dans la région Casablanca-Settat. Driss El Azami El Idrissi figure parmi les principales personnalités investies par le parti pour ce scrutin.

Prenant à son tour la parole, Mustapha El Khalfi, candidat dans la circonscription de Rabat-Océan, a rappelé les principales priorités du programme électoral du PJD. Parmi elles figurent le renforcement de la famille, la poursuite des réformes de la santé et de l’éducation, la lutte contre le chômage, la justice fiscale ainsi que le soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises.

Face à une concurrence particulièrement relevée dans la circonscription de Rabat-Océan, l’ancien ministre de la Communication affiche néanmoins sa confiance. «Je ne crains pas cette circonscription, car je la connais bien pour y avoir travaillé en qualité de directeur du journal Attajdid», a-t-il affirmé.

Mustapha El Khalfi avait occupé les fonctions de ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement sous Abdelilah Benkirane, avant de devenir ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, porte-parole du gouvernement, sous Saâd-Eddine El Othmani.

À Rabat-Océan, quatre sièges sont à pourvoir et la bataille s’annonce particulièrement serrée. Mustapha El Khalfi y affrontera notamment Mohamed Mehdi Bensaïd (PAM), ministre sortant de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et député élu dans cette circonscription en 2021, ainsi qu’Abdelkrim Benatiq (USFP), ancien ministre délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger.

L’Istiqlal mise pour sa part sur son député sortant Abdelilah Bouzidi, qui tentera de conserver son siège. Sont également en lice Taha El Joumani (RNI), Nabil Eddakhch (MP), Rachid Sassi (PPS), Omar Mahmoud Benjelloun (FGD) et Abdelmajid Bargach (UC), dans une circonscription souvent surnommée la «circonscription de la mort» en raison du nombre de poids lourds politiques qui s’y affrontent.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 12/09/2026 à 15h23