Médiouna: des élus soupçonnés de piloter les lotissements clandestins

Un entrepôt.

Revue de presseDes élus seraient impliqués dans des lotissements clandestins et des entrepôts illégaux dans la province de Médiouna, relevant de la région de Casablanca-Settat. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 11/09/2026 à 21h12

Le durcissement du contrôle sur les entrepôts clandestins dans la province de Nouaceur aurait provoqué un déplacement de ces réseaux informels vers la province voisine de Médiouna, dans la région de Casablanca-Settat.

C’est du moins ce que laissent entendre les associations environnementales, montées au créneau pour dénoncer la multiplication des dépôts clandestins à Médiouna. Elles s’interrogent sur la suspension des campagnes de démolition des constructions anarchiques dans la province, à l’instar des provinces voisines, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 12 et 13 septembre.

D’après les sources du quotidien, le retard accusé dans l’opération de démolition des entrepôts clandestins à Médiouna serait dû à la lenteur du recensement des constructions anarchiques, dont certaines devraient être démolies et d’autres réaménagées, notamment aux abords du souk Sbite, dans la commune de Sidi Hajjaj.

Les services compétents du ministère de l’Intérieur, poursuit le quotidien, seraient en état d’alerte après avoir reçu des images satellitaires montrant la prolifération des constructions anarchiques et de l’habitat insalubre dans la région, ainsi que des dépassements dans la gestion des terres collectives.

Ces révélations ont déclenché la mise en place de campagnes de contrôle et de suivi des développements urbanistiques dans les provinces de la région, face à la prolifération de l’habitat anarchique. Selon les mêmes sources, ces actions visent à déterminer les responsabilités d’élus et d’autres responsables dans l’expansion de ce phénomène.

Certains élus seraient ainsi impliqués dans des affaires de lotissements clandestins, notamment dans la zone de Mers Soukar, aux environs du douar Hmirate, dans la province de Médiouna. Des quartiers anarchiques auraient été bâtis sur un terrain appartenant à un vice-président de commune, et des entrepôts clandestins créés à la faveur d’autorisations délivrées pour la construction d’écuries, ajoutent les mêmes sources.

Par le360
Le 11/09/2026 à 21h12