Initiée par le républicain Joe Wilson, la proposition de loi visant à classer le Polisario comme organisation terroriste (Polisario Front Terrorist Designation Act) continue de susciter l’adhésion des députés américains. Dernier à s’y joindre: le démocrate Marc Allison Veasey, qui a acté son adhésion le 29 mai dernier, devenant ainsi le 14e membre du Congrès à apporter son appui au texte.
Marc Allison Veasey, né en 1971 à Fort Worth, au Texas, représente depuis 2013 le 33e district du Texas à la Chambre des représentants des États-Unis. Il a auparavant siégé à la Chambre des représentants du Texas de 2005 à 2013, où il a été notamment «Democratic Whip» puis président du caucus démocrate. Ses priorités portent sur l’emploi, la classe moyenne, l’éducation publique, la réforme de l’immigration, l’accès aux soins et la défense du droit de vote, domaine dans lequel il a été partie prenante du recours contre la loi texane sur l’identification des électeurs.
L’adhésion de Marc Allison Veasey au Polisario Front Terrorist Designation Act renforce non seulement la crédibilité et l’adoption prochaine de cette loi, mais aussi son caractère bipartisan. Si le texte est soutenu par une majorité de républicains, ils sont désormais deux députés démocrates à le porter également: Veasey et Jimmy Panetta.

La proposition de loi a pour objectif de contraindre l’administration américaine à examiner formellement la désignation du Polisario comme organisation terroriste. Elle cible en particulier les liens allégués entre la milice armée soutenue par Alger et l’Iran, notamment des transferts de drones en provenance du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) et des coopérations en matière de renseignement et d’opérations militaires dans la région du Sahel et en Afrique du Nord.
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Le mouvement ne se limite pas à la Chambre des représentants. Au Sénat, le «Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026», déposé le 13 mars par Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott, a accueilli une quatrième signature le 23 mars avec l’adhésion de David McCormick. Le texte prévoit un mécanisme institutionnel contraignant le secrétaire d’État à déclencher la désignation formelle dès lors qu’une coopération entre le Polisario et Téhéran serait confirmée, avec à la clé des sanctions financières, des restrictions de déplacements et un gel des ressources.
Pendant ce temps, de nombreuses analyses et personnalités de premier ordre insistent sur la caractère urgent et impératif de la criminalisation du Polisario. Pour ne citer que les plus récentes sorties remarquées dans ce sens, et dans une tribune percutante publiée le 27 mai sur le site de la chaîne Newsmax, l’influent avocat américain George Landrith a ainsi livré un plaidoyer sans concession pour l’adoption urgente de la proposition de loi du sénateur Ted Cruz classant le Polisario comme organisation terroriste. Pour cette figure des cercles de réflexion de Washington, imposer des sanctions à la milice séparatiste n’est pas une option, mais une absolue nécessité.
Dans une analyse publié le 10 mai dernier, le magazine conservateur états-unien American Thinker qui fait sien la proposition de loi S. 4063, présentée par le sénateur Ted Cruz et ses co-sponsors Tom Cotton, Rick Scott et David McCormick, ne dit pas autre chose. Pour l’auteur de l’analyse, Julio Rivera, Ted Cruz et ses co-sponsors ne se livrent pas à du théâtre politique mais répondent à une menace croissante pour la sécurité nationale, trop longtemps sous-estimée ou ignorée à Washington. «La coopération grandissante entre le Front Polisario et des réseaux terroristes soutenus par l’Iran, opérant à travers l’Afrique du Nord et bien au-delà», constitue un danger que le Sénat ne peut plus se permettre de négliger.




