Sahara. À la veille de la résolution d’octobre du Conseil de sécurité, Washington presse le Polisario d’accepter le plan d’autonomie

Dans un des camps du Polisario à Tindouf, en Algérie. (AFP).

Dans un des camps du Polisario à Tindouf, en Algérie. (AFP). AFP or licensors

En enjoignant publiquement au Front Polisario de tourner la page de cinquante ans d’attente stérile à Tindouf, les États-Unis, par la voix de leur représentant à l’ONU, Mike Waltz, confirment leur soutien indéfectible au plan d’autonomie marocain. Une pression diplomatique menée de concert avec une dynamique internationale en plein essor, pour contraindre les séparatistes et leurs parrains à la raison.

Le 30/09/2026 à 17h07

À l’approche de l’échéance cruciale du Conseil de sécurité des Nations unies en ce mois d’octobre et le vote de la nouvelle résolution sur le dossier du Sahara, la diplomatie américaine hausse le ton. Un récent message publié sur le réseau social X par Mike Waltz, figure clé de la politique étrangère américaine et représentant de Washington à l’ONU, à l’issue d’une rencontre avec des représentants du front Polisario, illustre la volonté persistante de Washington de solder définitivement ce différend régional.

En affirmant que «les réfugiés des camps de Tindouf attendent depuis 50 ans» et qu’«ils méritent de réelles options, pas une autre décennie d’attente, alors que la base d’une solution est sur la table», les États-Unis envoient un message sans équivoque. Le statu quo n’est plus tenable et le plan d’autonomie marocain constitue l’unique issue réaliste.

Cette récente sortie s’inscrit dans la lignée directe de la position officielle de Washington, réaffirmée à maintes reprises par les différentes administrations américaines. Les États-Unis reconnaissent la pleine et entière souveraineté du Maroc sur son Sahara, consacrée par la proclamation présidentielle de Donald J. Trump de décembre 2020. Washington qualifie régulièrement le plan d’autonomie marocain de proposition «sérieuse, crédible et réaliste», constituant l’unique base d’une solution juste et durable. À travers les déclarations de hauts responsables comme Mike Waltz, l’administration américaine met l’accent sur la dimension humaine, dénonçant l’instrumentalisation des populations séquestrées dans les camps de Tindouf et l’impasse d’un séparatisme d’un autre âge.

En tant que porteur de plume (pen holder) des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies concernant le Sahara marocain, les États-Unis pilotent la rédaction et la négociation des textes adoptés chaque année en octobre. Cette position stratégique confère à Washington une responsabilité directe dans la définition du logiciel diplomatique onusien. Les États-Unis veillent à ce que les résolutions successives consacrent la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie. Le pen holder s’assure que les résolutions appellent à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis, rejetant de facto les thèses obsolètes et intenables du Polisario.

La sortie de Mike Waltz intervient à un moment hautement stratégique: juste à la veille de l’adoption de la nouvelle résolution d’octobre sur le Sahara par le Conseil de sécurité. Consacrant l’autonomie comme unique solution au différend régional, la dernière résolution en date a exigé la relance du processus des tables rondes, en insistant sur la participation active de toutes les parties, y compris l’Algérie, en tant que partie principale et responsable de la genèse et de la persistance de ce différend. À l’aube du vote de la nouvelle résolution, les pressions américaines visent à peser directement sur les débats à New York. Il s’agit de resserrer l’étau autour du Polisario et de ses parrains pour les contraindre à abandonner leurs postures de blocage avant la formulation du nouveau mandat, ou statut, de la MINURSO.

Conformément aux orientations de l’ONU et sous l’impulsion de la diplomatie américaine, des efforts soutenus ont été menés pour briser les verrous du dialogue depuis la dernière résolution. Les États-Unis n’ont de cesse de renvoyer l’Algérie à ses responsabilités régionales, la contraignant à prendre part directement aux discussions. Des sessions de travail et des consultations rapprochées ont été orchestrées, notamment à travers des canaux diplomatiques actifs à Madrid et à Washington, pour tenter de ramener le Polisario et son tuteur algérien à la raison.

Aujourd’hui, et face à l’intransigeance stérile des dirigeants du Polisario, les pressions américaines se font plus directes, exigeant qu’ils acceptent enfin la main tendue de l’autonomie sous souveraineté marocaine.

La pression exercée par Washington s’inscrit dans un vaste concert de soutiens internationaux massifs en faveur de la marocanité du Sahara. Plus d’une centaine de pays à travers le monde appuient la souveraineté marocaine sur le Sahara et une trentaine de nations ont ouvert des consulats généraux à Laâyoune et Dakhla, faisant leur la vision marocaine. Cet isolement croissant du Polisario a été récemment accentué par les positions fermes de pays majeurs d’Amérique latine, jadis fief du séparatisme, à l’instar de la Colombie et du Chili, qui ont affirmé leur appui à l’intégrité territoriale du Royaume.

Dans ce contexte, et alors que s’ouvre l’échéance cruciale d’octobre aux Nations unies, les États-Unis confirment leur rôle moteur. En combinant la fermeté du pen holder onusien, la dénonciation de la tragédie humanitaire de Tindouf et l’exigence d’un ralliement au plan d’autonomie marocain, Washington indique que le temps du séparatisme touche à sa fin, ouvrant la voie à une stabilité régionale durable fondée sur le réalisme et la légitimité marocaine.

Par Tarik Qattab
Le 30/09/2026 à 17h07