Coalition gouvernementale: le parti de l’Istiqlal choisit l’attentisme

Nizar Baraka, secrétaire général du parti de l’Istiqlal, après l’annonce des résultats des législatives de 2026.

Revue de presseSi un seul parti politique, parmi ceux ayant obtenu plus de 20 sièges aux législatives de mercredi dernier, a déjà décidé de ne pas participer à une coalition gouvernementale dirigée par le Parti authenticité et modernité, d’autres partis ont choisi l’attentisme avant de se positionner. C’est particulièrement le cas de l’Istiqlal. Son secrétaire général, Nizar Baraka, a confié au Conseil national du parti la décision de rejoindre la future coalition gouvernementale. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 29/09/2026 à 20h59

Malgré une importante réunion tenue lundi 28 septembre, le Comité exécutif du parti de l’Istiqlal n’a pas tranché la question de sa participation à la prochaine coalition gouvernementale. Selon le quotidien Assabah, dans son édition du mercredi 30 septembre, cette décision reviendra au Conseil national du parti de la balance, qui se réunira le samedi 3 octobre prochain à cet effet. C’est cette instance qui décidera du positionnement de l’Istiqlal, au regard de l’évolution de la situation et des tractations en cours au sein du champ politique.

Cet attentisme calculé vise non seulement à faire désirer le parti, mais permet surtout à la direction du PI, arrivé troisième aux législatives et distancé d’un seul siège par le parti arrivé deuxièmes, de disposer d’une bonne marge de manœuvre pour mieux négocier les conditions de son entrée, plus que probable, au sein de la prochaine majorité gouvernementale. L’Istiqlal étudie également tous les scénarios possibles de coalition gouvernementale afin de définir l’orientation à prendre vis-à-vis de ses futurs partenaires au sein de la majorité gouvernementale.

Jusqu’ici, tout indique en effet que le PI sera présent au sein du futur gouvernement. Sa satisfaction et sa jubilation après la proclamation des résultats des législatives donnent l’impression qu’il a déjà un pied dans la majorité gouvernementale en voie de formation. Tout cela n’a pas empêché le parti de la balance de dénoncer certaines pratiques qui auraient entaché le scrutin du 23 septembre.

Selon le Comité exécutif, le PI a montré son poids électoral en réalisant un bon score malgré la perte, sur le fil et avec de très faibles écarts, de certaines circonscriptions qui lui étaient acquises par le passé. Il a regretté la faiblesse du taux de participation, estimant qu’elle exprime un manque de confiance des citoyens envers la chose politique en général et les partis politiques en particulier. Le Comité exécutif du PI en appelle à un vaste débat sur ce phénomène dont pâtissent de nombreux partis politiques.

L’attentisme du PI ne devrait plus durer longtemps car, entre-temps, le roi Mohammed VI a nommé, ce mardi 29 septembre, une cheffe de gouvernement en la personne de Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du PAM.

Par La Rédaction
Le 29/09/2026 à 20h59