Selon une source policière proche du dossier, l’audition du maire s’est concentrée sur plusieurs éléments liés aux faits à propos desquels son nom a été mentionné. Les enquêteurs l’ont confronté à des éléments relatifs à des communications téléphoniques qu’il aurait eues, avant le jour du scrutin, avec des individus poursuivis dans cette affaire.
«La même source indique que Mounir Laymouri, également coordonnateur provincial du PAM à Tanger, a gardé le silence durant les différentes étapes de son audition, refusant de répondre aux questions portant sur les divers aspects du dossier», rapporte Assabah dans son édition de ce mercredi 30 septembre. Cette attitude a conduit le procureur général du Roi à prolonger sa garde à vue afin d’approfondir l’enquête et d’accomplir les actes nécessaires à l’instruction, notamment en matière de confrontation et de recherches, avant sa présentation devant l’instance judiciaire compétente.
Le parcours judiciaire de l’édile a débuté immédiatement après son arrivée, lundi 28 septembre, à l’aéroport Ibn Battouta de Tanger, à bord d’un vol en provenance de Malaga, en Espagne. Il a été interpellé par les services de sécurité de l’aéroport, en exécution d’un mandat de recherche émis à son encontre en lien avec l’affaire, avant d’être conduit directement au siège de la wilaya de sûreté de Tanger pour être entendu sur ses liens avec les bulletins de vote douteux.
«Les faits remontent au jour du scrutin, le 23 septembre, lorsqu’un sac contenant des bulletins de vote a été saisi à l’école Al-Qods, dans le quartier Casabarata, au centre-ville», écrit Assabah. Selon un communiqué du procureur général du Roi, les investigations ont ensuite abouti à l’arrestation de cinq suspects, dont deux présidents de bureau de vote et leurs adjoints.
Les enquêtes préliminaires ont fait apparaître des soupçons mettant en cause l’adjoint de l’un des bureaux de vote, qui aurait dérobé des bulletins et les aurait sortis de l’établissement avant de les y réintroduire. Les enquêteurs ont en outre constaté une différence entre l’encre utilisée sur les bulletins saisis et celle employée à l’intérieur des bureaux de vote, ce qui a poussé le parquet à ouvrir une information judiciaire.




