Législatives 2026: l’USFP a accrédité ses candidats dans 80% des circonscriptions

Ahmed El Aked, membre du bureau politique de l’USFP. (Y.Mannan/Le360)

Le 28/07/2026 à 18h17

VidéoL’Union socialiste des forces populaires affirme avoir accrédité ses candidats dans 80% des circonscriptions électorales en vue des législatives du 23 septembre 2026. La première liste comprend notamment six femmes têtes de liste, plusieurs profils issus du barreau, de l’université, de l’administration, du monde des affaires et de la société civile, ainsi que d’anciens responsables gouvernementaux.

L’Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition) vient d’accréditer ses candidats dans 80% des circonscriptions électorales en vue des législatives du 23 septembre 2026.

Parmi ces candidats figurent six femmes têtes de liste ainsi qu’un ancien ministre délégué, Abdelkrim Benatiq, candidat à Rabat. On relève notamment la présence de deux femmes investies à Casablanca: l’avocate Aïcha Guellaâ, inscrite au barreau local, dans la circonscription de Nouaceur, et Latifa Chérif, actrice associative, à Casablanca-Anfa.

Aïcha El Gourgi, Marocaine résidant en Espagne, se présente pour sa part à Kénitra-El Gharb. Les autres femmes têtes de liste sont Khadouj Salassi dans la circonscription de Fès-Sud, Ouicha Azoulfi à Tan-Tan et Rajae Emissou à Agadir-Ida Outanane.

Dans un entretien avec Le360, Ahmed El Aked, membre du bureau politique de l’USFP, a affirmé que «les profils des candidates et candidats de l’Union socialiste des forces populaires pour les échéances législatives du 23 septembre 2026 sont des profils diversifiés».

Ces profils reflètent, selon lui, la composition du parti et de son environnement militant. On y trouve des avocats, des enseignants de l’enseignement supérieur, des hommes d’affaires, des cadres administratifs, ainsi que des acteurs de la société civile.

Les jeunes, a-t-il ajouté, représentent une composante essentielle de cette sélection. «À ce stade, parmi les candidatures tranchées par le parti, nous avons au moins quatre jeunes âgés de moins de 35 ans», a-t-il indiqué. Une grande proportion des candidates et candidats retenus est également âgée de 35 à 45 ans.

«Ces quatre jeunes de moins de 35 ans vont mener cette expérience des échéances législatives», a poursuivi Ahmed El Aked, en insistant sur la volonté du parti d’ouvrir la compétition électorale à une nouvelle génération de profils politiques.

À la question de savoir si l’USFP a, lui aussi, eu recours à des candidatures extérieures, Ahmed El Aked a précisé que les portes du parti «sont ouvertes à toutes les compétences et à toutes les personnalités qui se sentent capables de mener le combat».

«Bien entendu, nous avons aujourd’hui un ensemble de nouveaux visages», a-t-il ajouté.

Au sujet de la dernière réunion présidée par le premier secrétaire, Driss Lachgar, avec les candidats de l’USFP, le responsable socialiste a expliqué qu’elle était destinée à sensibiliser les candidates et candidats aux règles juridiques encadrant le scrutin. Cette rencontre a notamment porté sur la campagne électorale, la constitution des dossiers de candidature et les autres aspects réglementaires, afin d’éviter toute irrégularité pouvant impacter leur participation.

Il a également été question de la gestion financière des dépenses électorales, ainsi que de la nouvelle procédure permettant de confirmer les candidatures par voie numérique.

Ahmed El Aked a par ailleurs rappelé que, lorsque le ministère de l’Intérieur a ouvert les inscriptions sur les listes électorales, l’USFP a mené des campagnes de sensibilisation et des actions de terrain pour inciter les citoyennes et citoyens à s’inscrire.

«L’inscription est la base d’une participation effective et du vote dans les bureaux de scrutin», a-t-il affirmé. Selon lui, cette démarche a été entretenue par le parti tout au long des cinq dernières années. «Chaque fois que les inscriptions étaient ouvertes, nous étions au premier rang pour encourager les Marocains à participer au processus électoral», a-t-il conclu.

Avec cette première vague d’accréditations couvrant 80% des circonscriptions, l’USFP entend afficher son niveau de préparation à quelques mois des législatives. Le parti mise sur un mélange de profils expérimentés, de nouveaux visages, de femmes candidates et de jeunes investis pour tenter de renforcer sa présence électorale face aux formations de la majorité.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 28/07/2026 à 18h17