Législatives 2026: l’Istiqlal dévoile une première liste de 70 candidats dans 10 régions

Le comité exécutif de l'Istiqlal s'est réuni le 3 septembre 2025 à Rabat.

Le comité exécutif de l'Istiqlal lors d'une réunion le 3 septembre 2025 à Rabat. (Y.Mannan/Le360)

En vue des élections législatives de 2026, le Parti de l’Istiqlal a publié une première liste de 70 candidats issus de 10 régions du Royaume. Parmi les noms retenus figurent plusieurs membres du gouvernement, dont Nizar Baraka, secrétaire général du parti et ministre de l’Équipement et de l’Eau, qui se présente à Larache.

Le 23/07/2026 à 18h45

En vue des élections législatives, le Parti de l’Istiqlal vient de publier une première liste de 70 candidats, dont celle de Nizar Baraka, son secrétaire général et ministre de l’Équipement et de l’Eau, qui se présente à Larache.

Dans cette liste, indique un communiqué du Comité exécutif, figurent deux ministres et deux secrétaires d’État actuels: Nizar Baraka, Ryad Mezzour, Abdessamad Kayouh et Omar Hejira. On y relève également une seule femme tête de liste, Madiha Khayr, qui se présente à Béni Mellal.

Ryad Mezzour se présente, quant à lui, à Benslimane, tandis qu’Abdessamad Kayouh est candidat à Taroudant-Sud et Omar Hejira à Oujda.

D’autres candidatures potentielles ont été retenues pour une nouvelle participation au scrutin, notamment celles d’anciens députés sortants comme Allal Amraoui à Fès et Abdelilah Bouzidi à Rabat-Océan, ainsi que celle de l’ancien conseiller parlementaire Rahal Mekkaoui.

Un ancien ministre figure également dans cette première liste: Bouamar Taghouan.

En revanche, les candidatures des deux grandes régions sahariennes, Laâyoune et Dakhla, n’ont pas encore été publiées, bien que l’on sache, de source informée, qu’elles devraient être attribuées aux familles Ouled Errachid et Yanja Khatri. Même situation pour la ville de Nador, dans le Nord, dont le candidat n’a pas encore été retenu, pour des raisons inconnues.

Commentant cette première sélection, le Comité exécutif a indiqué qu’elle repose sur les travaux de la Commission de l’éthique et de la conduite, chargée d’examiner les dossiers de candidature et de vérifier qu’ils remplissent les conditions éthiques, juridiques et organisationnelles requises, conformément aux dispositions des statuts du parti.

Cette démarche, selon la même source, vise à garantir que «les candidats de l’Istiqlal soient reconnus pour leur moralité, leur intégrité, leur honneur, leur probité, leur compétence ainsi que leur capacité à exercer leur mandat représentatif et à servir l’intérêt général».

Avec cette première liste, l’Istiqlal entre officiellement dans la phase de préparation électorale, en misant sur un mélange de ministres, de députés sortants, d’anciens responsables et de profils régionaux. Le parti de la Balance entend ainsi afficher une sélection encadrée par des critères éthiques et organisationnels, tout en gardant encore en réserve plusieurs circonscriptions sensibles, notamment dans les provinces du Sud et à Nador.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 23/07/2026 à 18h45