Législatives 2026: les partis face au test de la représentation politique des femmes

Députées au Parlement, en séance plénière.

Revue de presseÀ deux mois des prochaines législatives, le débat sur la représentation politique des femmes et la mise en œuvre du chantier de la parité revient en force. L’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) vient d’annoncer le lancement du «Baromètre de la représentation politique des femmes», un outil qui mesure, selon des critères quantitatifs et qualitatifs, le degré de respect par chaque parti du principe de l’égalité politique homme-femme. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 23/07/2026 à 18h43

À l’approche des législatives du 23 septembre 2026, le débat sur la représentation politique des femmes prend une nouvelle tournure. Après les revendications appelant à la mise en œuvre de la parité au sein des partis politiques, ces derniers seront soumis à une évaluation puis une interpellation, qui sonnent comme une reddition des comptes concernant l’application de la parité. Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 24 juillet rapporte que l’ADFM a annoncé le lancement d’un «Baromètre de la représentation politique des femmes». Cet outil vise à mesurer le degré du respect effectif par chaque parti de ses engagements en matière de parité.

Les résultats de l’évaluation de chaque parti politique seront rendus publics, avec le classement des partis selon des critères précis. Cette évaluation permettra de faire de la représentation des femmes un critère de base pour mesurer le rendement général des partis à chaque étape électorale. Le timing de cette annonce faite par l’ADFM a été bien choisi. En effet, la parité étant un droit reconnu par la constitution, le débat sur la représentation politique des femmes est relancé, à un moment où les partis sont en train de sélectionner leurs candidats pour les législatives de septembre 2026.

Le baromètre de l’ADFM ne se limitera pas au simple décompte du nombre de femmes candidates ou élues, mais va plus loin en portant un regard critique sur les pratiques partisanes à la veille de chaque échéance électorale, sachant que la qualité de la représentation ne se mesure pas seulement à l’aune du nombre d’élus récolté, mais aussi par les outils de formation des élites au sein des organisations politiques. Le baromètre de l’ADFM a retenu 5 cinq critères de base pour l’évaluation des partis politiques. Ils comprennent l’engagement politique des partis concernant la parité, la gouvernance des candidatures, le soutien financier, technique et la formation des candidates, la place de la femme dans le discours politique et médiatique et, enfin, les outils de prévention des violences faites au femme.

Avec ces critères l’ADFM vise à évaluer également la participation de la femme en matière de conception des programmes et positions politiques, de sélection des candidats et de bonnes conditions de la concurrence, sans oublier l’environnement organisationnel au sein duquel les femmes mènent leurs missions politiques. Habitués jusqu’ici aux revendications, légales mais faiblement prises en compte, des organisations féminines, les partis politiques sont aujourd’hui sous la forte pression du «baromètre» de l’ADFM.

Par La Rédaction
Le 23/07/2026 à 18h43