Au prétexte de contrats de travail bien payés de garde-malade et de soins dispensés à des personnes âgées en Espagne, des dizaines de femmes ont été piégées par un réseau criminel qui les exploitait dans un réseau de prostitution. Selon Assabah de ce vendredi 17 juillet, ce réseau criminel ciblait généralement des femmes dont la situation sociale et économique était très précaire. Elles se faisaient proposer des contrats de travail qui spécifiaient qu’elles allaient exercer un travail légal en Espagne, garde-malade pour personnes âgées.
L’enquête de la police espagnole a révélé que dès leur entrée en Espagne, ces femmes étaient conduites dans des appartements à Barcelone et Tarragone où elles étaient contraintes de se prostituer, au prétexte qu’elles devaient d’abord rembourser les frais de leur transfert en Espagne. Ces frais ou dettes, au montant fixes, étaient évalués par les criminels de ce réseau à 5000 euros, afin de les contraindre à accepter la traite qui leur était imposée. Ces femmes étaient séquestrées sous la menace des membres du réseau, qui leur interdisaient formellement de quitter les lieux où elles sont exploitées, de crainte qu’elles ne portent plainte auprès des autorités.
Malgré le strict contrôle et l’enfermement imposés à ces femmes, la police espagnole a fini par découvrir cette activité criminelle et a procédé à un coup de filet dans les appartements concernés. En tout, 14 personnes, membres de réseau criminel, ont été arrêtées à Barcelone, et une autre à Tarragone. Un butin de 116.000 euros caché dans différents lieux discrets dans ces appartements a été saisi, en plus de divers autres produits et matériels liés à l’exercice de la prostitution.
La police espagnole avait, selon le quotidien, placé les appartements suspects sous surveillance depuis plusieurs jours, après que l’une des victimes a réussi à contacter des agents discrètement, leur révélant l’existence de ce trafic. Cette affaire en cache en fait bien d’autres: ces dernières années, en Espagne, une prolifération sans précédent de réseaux d’exploitation et de traite d’êtres humains est constatée, conséquence de la pression migratoire actuelle en Europe.




