La grogne des importateurs au port de Casablanca prend de l’ampleur en raison du durcissement des mesures et des procédures, jugées excessives sur les lieux. «Ils accusent certains responsables de faire partie du problème au lieu de contribuer à sa résolution», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 23 juillet.
Cette montée des tensions aurait poussé les importateurs à se regrouper au sein d’une instance professionnelle afin de défendre leurs intérêts, à l’instar des exportateurs, représentés par la Confédération marocaine des exportateurs, indiquent les sources du quotidien. Le mouvement de protestation évoque l’article 20 du Code des douanes et impôts indirects, qui définit la valeur en douane à l’importation des marchandises en se référant à la valeur transactionnelle.
De même, «l’application du cours de change officiel de la veille de l’enregistrement de la déclaration en détail, conformément aux dispositions de l’article 74, est également évoquée par les importateurs», écrit le quotidien.
Ces protestations au port de Casablanca, poursuit le journal, interviennent au moment où le gouvernement s’attèle à la modernisation des lois relatives à l’organisation et à la gestion du secteur portuaire.
Il s’agit de la loi n° 34.25, qui transforme le statut juridique de l’Agence nationale des ports (ANP) en société anonyme (SA) sous la dénomination «Ports du Maroc SA», ainsi que de la réforme de la loi n° 15-02 relative aux ports et portant création de l’Agence nationale des ports et de la Société d’exploitation des ports.
Ce projet législatif, rappelle le quotidien, présenté par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a été adopté par 80 voix pour et seulement deux contre. La nouvelle loi, qui acte le passage de l’ANP du statut d’établissement public à celui de société anonyme, vise à instaurer une nouvelle gouvernance portuaire, tout en préservant les acquis des travailleurs de l’ANP.
Le capital de cette nouvelle structure, qui sera dirigée par un directeur général et administrée par un conseil d’administration intégrant des administrateurs indépendants, sera entièrement détenu par l’État, avait précisé le ministre de tutelle.




