Gouvernement El Mansouri. Majorité ou opposition? Le PPS tranche cet après-midi

Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, à l'ouverture du Conseil national du parti, le 6 octobre 2026 à Rabat (Y.Mannan/Le360).

Le 06/10/2026 à 15h11

VidéoLe Parti du progrès et du socialisme (PPS) a ouvert ce mardi à Rabat les travaux de son Comité central et confié à son bureau politique, dirigé par Nabil Benabdallah, la tâche d’entériner son éventuelle participation à la future majorité gouvernementale de Fatima Ezzahra El Mansouri.

Réuni ce mardi à Rabat, le Comité centrale du PPS doit répondre à une seule question: rejoindre l’équipe d’El Mansouri ou faire partie de l’opposition?

À l’ouverture de la séance, le chef du PPS, Nabil Benabdallah, a donné lecture d’un rapport politique extrêmement sévère sur la situation socio-économique que traverse la pays.

Il a tiré à boulets rouges sur le bilan du gouvernement sortant auquel il a imputé le faible taux de participation aux dernières législatives, qui n’a pas excédé les 38,2%. Le taux le plus faible depuis l’adoption de la Constitution de 2011.

Nabil Benabdallah a également évoqué «l’achat de voix» et, selon lui, le retard pris dans la proclamation des résultats par l’administration.

Par la suite, près de 40 intervenants se sont relayés et interrogés quant à la participation, ou non, du parti au futur gouvernement. Certaine divergences sont apparues dans les rangs des congressistes.

Rachid Hamouni, ex-chef du groupe parlementaire du PPS et député réélu de Boulemane, et Saïd Fakak, membre du bureau politique du PPS, se sont montrés favorables à une participation à l’équipe d’El Mansouri.

Cependant, ces deux parlementaires ont posé un programme social commun comme préalable à toute participation. «Il faut sortir de l’opposition et défendre au sein même du gouvernement les intérêts des citoyens», ont-ils argumenté.

Le Comité central du Parti du Livre doit achever cet après-midi ses travaux. Il est probable l’option défendue par Rachid Hamouni et Saïd Fakak soit finalement adoptée.

Ce Comité central intervient alors que tout indique que Fatima Ezzahra El Mansouri privilégie une coalition associant le PAM aux trois formations de la Koutla (Istiqlal, USFP et PPS), une coalition qui disposerait de 207 sièges à la Chambre des représentants.

La reprise des négociations avec le PPS avait eu lieu dans la matinée du lundi 5 octobre. Fatima Ezzahra El Mansouri a également rencontré le même jour Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 06/10/2026 à 15h11