Au siège du Parti du progrès et du socialisme (PPS), à Rabat, la déception était palpable après l’annonce des résultats provisoires des législatives 2026. Le parti a obtenu 19 sièges, selon les résultats annoncés jeudi matin par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, contre 22 lors du scrutin de 2021.
Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, Nabil Benabdallah a réagi à ce résultat, qu’il juge en deçà des attentes du parti. «Pour nous, au Parti du progrès et du socialisme, ces résultats sont décevants par rapport à nos attentes», a déclaré le secrétaire général du PPS.
Benabdallah a notamment mis en avant le niveau de participation, qui s’est établi à 38,02% au niveau national. Selon lui, cette faible mobilisation peut aussi être lue comme une réaction d’une partie des citoyens à l’égard de l’action politique, du processus électoral et des institutions élues.
Il a également évoqué l’hypothèse d’un «vote sanction», avec une partie des électeurs qui auraient choisi d’autres formations pour exprimer leur mécontentement.
Pour le secrétaire général du PPS, le résultat doit désormais être analysé à la lumière de plusieurs éléments, notamment la campagne menée par le parti et la manière dont son discours a été perçu par les électeurs. Une réflexion qui intervient alors que le PPS affichait des ambitions nettement plus élevées avant le scrutin.
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Quelques jours avant les élections, Nabil Benabdallah avait en effet fixé comme objectif à son parti d’obtenir environ 50 sièges à la Chambre des représentants. Avec 19 sièges provisoires, le résultat est donc loin de cette ambition affichée.
Le PPS arrive ainsi derrière plusieurs formations politiques. Le Parti authenticité et modernité (PAM) obtient 97 sièges, devant le Rassemblement national des indépendants (RNI) avec 66 sièges, le Parti de l’Istiqlal avec 65 et le Parti de la justice et du développement (PJD) avec 54.



