La cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri, a reçu, ce mercredi soir, le secrétaire général de l’Istiqlal, Nizar Baraka, dans le cadre des consultations consacrées à la composition de sa future majorité, a constaté sur place un journaliste de Le360.
La rencontre a eu lieu au siège régional du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à Rabat. Il s’agit du deuxième tête-à-tête entre les deux dirigeants depuis la nomination, le 29 septembre 2026 par le roi Mohammed VI, de Fatima Ezzahra El Mansouri comme cheffe du gouvernement, avec pour mission de former le nouvel Exécutif.
Lors de leur première rencontre, Nizar Baraka avait notamment insisté sur la nécessité de restaurer la confiance des citoyens dans l’action politique et de respecter les engagements présentés par les partis durant la campagne électorale. Le Conseil national de l’Istiqlal a depuis mandaté son secrétaire général pour mener les négociations relatives à une éventuelle participation au prochain gouvernement.
Cette semaine, Fatima-Ezzahra El Mansouri s’est également entretenue avec les dirigeants du Parti du progrès et du socialisme (PPS), de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Mouvement populaire (MP), dans le cadre du deuxième cycle des consultations politiques.
Le Conseil national du PAM avait auparavant mandaté la commission présidée par Fatima Ezzahra El Mansouri pour poursuivre les négociations avec les différentes formations susceptibles de participer au prochain gouvernement.
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Selon des sources informées contactées par Le360, la cheffe du gouvernement désignée envisage de constituer sa majorité autour d’un programme commun et d’une coalition inspirée du modèle de la Koutla nationale. Cette configuration réunirait le PAM, arrivé en tête des élections avec 97 sièges, l’Istiqlal avec 65 sièges, l’USFP avec 26 sièges et le PPS avec 19 sièges.
Une telle coalition disposerait de 207 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants, dépassant ainsi le seuil de la majorité absolue fixé à 198 sièges.
Cette formule demeure toutefois au stade des négociations. Les discussions portent encore sur les engagements à intégrer dans le programme gouvernemental, les priorités économiques et sociales du prochain mandat, ainsi que sur la répartition des responsabilités au sein du futur Exécutif.
Par ailleurs, Le360 a appris que plusieurs partis politiques ont décidé de réunir, jeudi, leurs groupes parlementaires nouvellement élus afin de désigner leurs présidents et de préparer l’ouverture de la nouvelle législature.
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Dans le même sillage, des sources informées indiquent que le PAM fait de l’élection de l’un de ses membres à la présidence de la Chambre des représentants l’une de ses priorités institutionnelles. Arrivé en tête du scrutin, le parti entend ainsi traduire son nouveau poids électoral dans l’organisation des principales instances de la Chambre.
Ce nouvel entretien avec Nizar Baraka confirme que les consultations sont entrées dans une phase plus précise, consacrée à la recherche d’un accord sur le programme, la majorité et l’architecture du futur Exécutif. La coalition à quatre évoquée disposerait d’une majorité relativement confortable, mais sa concrétisation dépendra désormais des concessions programmatiques et politiques que chaque formation acceptera de consentir.




