Le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a confirmé, ce mardi au Parlement, que la récolte céréalière du Maroc durant la saison 2026 devrait s’élever à 90 millions de quintaux, dont 44 millions de quintaux de blé tendre.
Cette production est également composée de 21 millions de quintaux de blé dur et de 25 millions de quintaux d’orge, a affirmé le ministre devant la Chambre des conseillers. Jusqu’au 15 juin 2026, les quantités collectées ont dépassé les 100.000 quintaux par jour durant la deuxième semaine de juin, selon Ahmed El Bouari, qui répondait à une question orale.
Le ministre a également précisé qu’environ 84% des quantités collectées proviennent des régions de Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Marrakech-Safi, qui concentrent une part importante de la production céréalière nationale.
Dans ce contexte, a-t-il indiqué, la mécanisation agricole a joué un rôle important pour «accélérer le rythme de la récolte et améliorer le rendement». Selon lui, les efforts engagés ont également visé le renforcement des capacités de stockage, notamment à travers la création d’unités de proximité d’une capacité d’environ deux millions de quintaux.
Ahmed El Bouari a aussi rappelé le relèvement du taux de subvention des investissements dans les infrastructures de stockage, passé de 10% à 25%, en plus du «développement d’un système national intégré pour le stock stratégique national».
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Revenant sur les résultats de la campagne, le ministre a indiqué que la production a enregistré des rendements compris entre 15 et 57 quintaux par hectare, selon les régions. Ces écarts reflètent les différences climatiques, hydriques et agronomiques observées d’une zone à l’autre.
Les conseillers parlementaires ont, d’autre part, contraint le ministre à revenir sur la polémique concernant l’état du cheptel et le manque de moutons à sacrifier durant l’Aïd al-Adha. Ahmed El Bouari a maintenu sa position, affirmant que les marchés nationaux disposaient d’une offre suffisante en bétail. Il a déploré que la tension ait été artificiellement créée, assurant que son département n’a enregistré que «des cas isolés».
Balayant les accusations portées contre son département, le ministre a estimé que ces déséquilibres ont été malheureusement amplifiés et «présentés comme une situation générale».
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Réagissant aux propos du ministre, l’élu de l’USFP, Smaïl Alaoui, a estimé qu’un grand nombre de petits agriculteurs «souffrent encore de la hausse des coûts de production, des difficultés de commercialisation et du faible soutien». Selon lui, les bons chiffres de la récolte céréalière ne doivent pas occulter les difficultés persistantes rencontrées par une partie du monde agricole.
Entre l’annonce d’une récolte céréalière importante, les efforts de stockage et les critiques sur la situation du cheptel, le débat parlementaire a mis en lumière les contrastes du secteur agricole. Le gouvernement met en avant une campagne céréalière favorable, tandis que l’opposition insiste sur les fragilités persistantes des petits agriculteurs et sur les tensions qui ont marqué l’Aïd Al-Adha.




