Dans la zone d’El Oulja, la culture du fruit du dragon commence à s’implanter progressivement. Ce fruit tropical, originaire d’Amérique du Sud, suscite un intérêt croissant en raison de ses caractéristiques adaptées à certaines contraintes locales, notamment la rareté de l’eau.
Khalid, agriculteur en charge de la pépinière, met en avant les avantages techniques de cette culture. «Ce fruit d’Amérique du Sud présente plusieurs avantages, notamment sa résistance à la sécheresse. Il ne nécessite pas beaucoup d’eau et peut même supporter une certaine salinité. En plus, les coûts d’entretien restent faibles», explique-t-il.
Concernant le cycle de production, Khalid indique que les plants commencent à produire relativement tôt. «Cette plante a environ un an et demi. Elle a déjà donné l’année dernière et devrait commencer sa production dès le mois de mai», explique-t-il devant l’une des pousses. «Après cinq ou six ans, elle peut être taillée et repousser à nouveau», affirme-t-il. «Même les boutures peuvent être replantées facilement», confirme-t-il, mettant en avant l’accessibilité de cette culture pour les agriculteurs intéressés.
Dans une pépinière à Tnin Chtouka (A.Et-Tahiry/Le360).. عبد الرحيم الطاهيري
De son côté, Farid Anouar, propriétaire de la pépinière, explique les motivations derrière ce choix. «Le projet est relativement simple et ne demande pas beaucoup de coûts après l’investissement initial», déclare-t-il. Sur le plan économique, il précise que la rentabilité du projet s’inscrit à moyen terme. «Cette année, nous allons commencer à récolter un peu. Mais c’est après deux ou trois ans que la production devient vraiment importante», explique-t-il.
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Concernant les prix du marché, Farid Anouar affirme que le fruit du dragon reste encore un produit relativement cher. «Au début, les prix varient entre 80 et 100 dirhams et peuvent atteindre 120 dirhams dans les grandes surfaces», indique-t-il. «Lorsque l’offre augmente, les prix peuvent descendre à environ 60 dirhams, mais rarement en dessous», ajoute-t-il. Une tendance qui devrait évoluer avec le temps. «Avec l’intérêt croissant des agriculteurs, les prix finiront par diminuer dans les années à venir», conclut-il.




