Le Salon maghrébin du livre d’Oujda revient pour une 6ème édition sous le thème «Réinventer un monde en commun»

La 6ème édition de Lettres du Maghreb se tiendra du 27 octobre au 1er novembre 2026 sur l’esplanade du Stade d’honneur à Oujda. (Y.Mannan/Le360)

Le 20/10/2026 à 21h38

VidéoFort de ses 60.000 visiteurs en 2025, le Salon maghrébin du livre d’Oujda affiche de nouvelles ambitions. Pour sa sixième édition, «Lettres du Maghreb» entend repousser les frontières de la création littéraire, entre dialogue des cultures, effervescence artistique et défis de l’intelligence artificielle. Un rendez-vous qui promet de faire d’Oujda un carrefour des idées et des imaginaires.

La sixième édition du Salon maghrébin du livre d’Oujda, «Lettres du Maghreb», se tiendra du 27 octobre au 1er novembre 2026 sur l’esplanade du Stade d’honneur. Placée sous le thème «Réinventer un monde en commun», cette manifestation réunira écrivains, éditeurs, intellectuels et artistes marocains et étrangers autour des enjeux de la création littéraire, du dialogue interculturel et des mutations du secteur de l’édition.

Organisé par l’Agence de développement de l’Oriental (ADO), en partenariat notamment avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et plusieurs institutions régionales, le Salon entend consolider son rayonnement national et international. L’événement accorde une place particulière aux littératures africaines et à la diversité des expressions artistiques du continent.

Lors d’une conférence de presse consacrée à cette nouvelle édition, Mohamed Mbarki, directeur général de l’Agence de l’Oriental, a mis en avant la richesse et l’ancienneté du patrimoine littéraire marocain. Il a également souligné la vocation du Salon à promouvoir la lecture, à soutenir la création intellectuelle et à favoriser les échanges entre les acteurs de la chaîne du livre.

De son côté, Ghyslaine Derrous, directrice du Livre, des Bibliothèques et des Archives au ministère de la Culture, a relevé la dimension nationale et internationale acquise par cette manifestation. Selon elle, sa singularité réside dans l’articulation entre la promotion de la production éditoriale et la réflexion intellectuelle, notamment à travers des rencontres et des tables rondes thématiques.

Une programmation entre littérature, débats et création artistique

Déployé sur une superficie d’environ 5.000 m², le Salon accueillera des stands de maisons d’édition et d’institutions publiques, des espaces dédiés à la jeunesse et à l’enfance, ainsi que des salles de conférences. Une caravane culturelle et un café littéraire, destiné aux présentations d’ouvrages et aux séances de dédicaces, compléteront le dispositif.

La programmation comprendra des conférences, des tables rondes et des rencontres avec des auteurs, chercheurs et professionnels du livre venus de plusieurs pays. Les échanges porteront notamment sur les grandes questions de la pensée contemporaine, les enjeux de la création et les liens entre les cultures.

L’événement investira également plusieurs lieux de la ville à travers une programmation hors les murs. Des conférences sont ainsi prévues à l’Université Mohammed Premier, au lycée Omar Ibn Abdelaziz et à la prison locale d’Oujda, dans une démarche visant à élargir l’accès aux activités culturelles.

Des soirées poétiques, des rencontres artistiques et une exposition d’arts plastiques consacrée aux artistes de la région de l’Oriental viendront enrichir cette sixième édition.

L’intelligence artificielle au cœur des débats

Les transformations induites par l’essor de l’intelligence artificielle occuperont également une place dans les discussions. Les organisateurs souhaitent notamment interroger les conséquences de ces technologies sur la création littéraire, les pratiques éditoriales et les métiers du livre.

Les débats aborderont aussi bien les perspectives offertes par ces outils que les défis qu’ils soulèvent en matière de production intellectuelle, de création artistique et de diffusion des œuvres.

À travers cette programmation, «Lettres du Maghreb» entend conforter sa place dans le paysage culturel marocain et poursuivre son ouverture sur les scènes littéraires maghrébine, africaine et internationale.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 20/10/2026 à 21h38