Enfant, Pedro Sánchez rêvait du Maroc et regardait vers le Sud: vers ce détroit qui sépare et relie, vers cette mémoire espagnole qui s’écrit aussi en arabe, en exils, en retours. Adulte, il se ralliera au «régénérationnisme», un mouvement intellectuel clandestin qui prône le retour de l’islam interrompu en 1492 par la Reconquista. Derrière les gestes diplomatiques du président du gouvernement, le Maroc n’est pas un dossier, mais une clé de lecture historique, identitaire, presque personnelle. Portrait d’un «Moro».