À la «ferme Zrika», située à Médiouna, les préparatifs pour l’Aïd al-Adha entrent dans leur phase active. Dans cette exploitation prisée de la périphérie de Casablanca, les prix se négocient au kilo: le Sardi est affiché à 80 dirhams, tandis que le Bergui, reconnaissable à sa tête rousse, s’affiche à 75 dirhams le kilo.
Pour les clients, ce passage par la pépinière est avant tout une affaire de sérénité. «Les gens préfèrent la ferme au souk pour une question de confiance. Ils viennent, laissent leur bête en toute sécurité et ne la récupèrent que le jour de l’Aïd», explique un responsable de l’exploitation.
Ce service de gardiennage séduit particulièrement les familles urbaines vivant en appartement, mais il repose sur une logistique quotidienne rigoureuse. La ration quotidienne de chaque ovin est composée de mélanges de céréales et de luzerne.
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«Nous donnons un fourrage propre à base de mélange de céréales et de luzerne. Nous sommes là, nous surveillons tout de près pour garantir une bête de qualité car nous sommes responsables de ce que l’animal consomme», précise un employé sur place. Cet entretien représente un coût fixe pour l’éleveur, estimé à environ 13 dirhams par jour et par bête, soit une charge dépassant les 1.100 dirhams sur le dernier trimestre d’engraissement.
أسعار الأضاحي بالكيلوغرام والمعاينة داخل إحدى أشهر ضيعات التسمين ضواحي الدار البيضاء
En plus du cheptel standard, la ferme expose des spécimens d’exception en provenance de la région d’Echemmaia. Ces béliers de grande taille, dont le poids peut excéder les 100 kilos, sont vendus selon la méthode traditionnelle (à la vue) plutôt qu’au kilo.
«Ce sont des animaux massifs qui ont leurs propres amateurs. Nous essayons d’en fournir quelques-uns chaque année pour satisfaire cette clientèle spécifique, même s’ils coûtent cher car leur prix d’achat initial est déjà très élevé pour nous», souligne le gérant.
Malgré l’affluence, les professionnels pointent du doigt la fragilité des marges bénéficiaires dans un contexte marqué par l’augmentation du prix des intrants. Les frais liés au transport, à la main-d’œuvre et aux soins vétérinaires s’ajoutent aux factures de fourrage.
«On investit des sommes importantes et on cherche évidemment un petit bénéfice, mais ce n’est jamais garanti d’avance. C’est un métier où l’on peut gagner comme on peut perdre, tout dépend du marché et du coût des intrants», conclut le gérant.








