Aïd Al-Adha 2026: voici les prix des moutons au souk de Tnine Chtouka

أسعار الأغنام، بسوق اثنين اشتوكة

Aperçu des ovins présents au souk Tnine Chtouka. (S.Bouchrit/Le360)

Le 02/05/2026 à 16h05

VidéoL’Aïd Al-Adha 2026 s’annonce sous de bons auspices au souk de Tnine Chtouka, à 70 kilomètres de Casablanca. Portés par une météo clémente et un cheptel vigoureux, les professionnels du bétail tordent le cou aux rumeurs de cherté. Voici la réalité des prix. Reportage.

À trois semaines de l’Aïd Al-Adha, les préparatifs vont bon au souk Tnine Chtouka, à 70 kilomètres de Casablanca, l’ambiance est à l’optimisme et les transactions commencent dès les premières lueurs du jour.

«Le prix est bon cette année, Dieu soit loué. Ils vont de 3.000 à 5.000 dirhams. Tout le monde pourra fêter l’Aïd, chacun selon ses moyens», confie un éleveur rencontré au cœur du souk, entouré de ses bêtes.

Face aux rumeurs persistantes de flambée des prix qui circulent sur les réseaux sociaux, les professionnels rencontrés sur place se veulent catégoriques. Pour eux, l’offre est suffisante pour réguler le marché.

«Ceux qui vous disent que ça commence à 6.500 ou 7.000 dirhams mentent. Le mouton moyen est là, bien visible dans les enclos. Bien sûr, si quelqu’un cherche l’excellence ou une bête de concours, le prix monte, mais pour 2.500 ou 3.000 dirhams, on peut trouver un mouton», précise un autre vendeur en pleine négociation.

Pour les ménages aux budgets plus serrés, la réalité du terrain offre des alternatives réelles. Des bêtes se négocient même autour de 2.200 ou 2.500 dirhams, selon la taille et la race. «Avec un budget de 3.000 dirhams, on pourra bien fêter l’Aïd. Bien sûr, il y a toujours des bêtes d’exception pour ceux qui ont les moyens, mais le citoyen moyen trouvera son compte ici sans problème», assure-t-on dans les allées du souk.

Côté qualité, le constat est unanime chez les acheteurs comme chez les vendeurs: le cheptel affiche une excellente santé. «La «ksiba» est belle cette année, le grain est bon, tout est au rendez-vous», assure un kessab. Toutefois, le coût de production reste un point de vigilance majeur pour les éleveurs de la région.

Si le pâturage naturel a bénéficié des pluies salvatrices du printemps, les compléments alimentaires continuent de peser lourdement sur les charges. «Tout ce qui est composé ou concentré coûte cher, c’est ce qui maintient les prix à ce niveau. Sans ces charges alimentaires, les tarifs seraient encore plus bas», souligne-t-on au souk.

Par Fatima El Karzabi et Said Bouchrit
Le 02/05/2026 à 16h05