Une intervention des services de sécurité à Oujda et à Nador a permis de démanteler un réseau criminel composé de cinq individus, soupçonnés d’être impliqués dans une affaire de falsification de documents officiels et de leur utilisation pour la constitution de dossiers pour l’obtention de visas Schengen, ainsi que dans la constitution d’un réseau d’immigration clandestine vers l’UE, de même que la traite d’êtres humains. L’opération, menée hier, mercredi 29 avril, a mis fin aux agissements de ce réseau, qu’Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 1er mai a qualifié de «criminel».
Selon une source sécuritaire citée par le quotidien, l’intervention a été rendue possible grâce à l’exploitation d’informations précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). La surveillance des suspects, qui ont fait l’objet d’une filature au cours de l’enquête, a permis de révéler qu’ils étaient en relation avec un réseau criminel spécialisé dans la falsification de documents administratifs, que des candidats à l’immigration dans différents pays de l’UE utilisaient pour constituer leur dossier de demande d’un visa d’entrée dans l’espace Schengen. Ces documents falsifiés, leur permettaient donc d’immigrer clandestinement dans différents pays de l’UE.
Selon les éléments recueillis par la police judiciaire relevant de la préfecture de sécurité d’Oujda, qui ont interpellé les suspects en flagrant délit, ceux-ci se préparaient à donner une plus grande ampleur à leurs opérations frauduleuses. Les preuves à charge saisies au cours des perquisitions qui ont été menées, immédiatement après l’arrestation des membres de ce réseau, ont permis de révéler toute leur dangerosité, à cause de la précision dont ils faisaient preuve dans la fabrication de faux documents. Selon le quotidien, au moment de leur arrestation, les prévenus étaient en possession de différents documents qu’ils avaient falsifiés, ainsi que d’un ensemble de tampons encreurs, et de contrats de travail remarquablement contrefaits. La saisie effectuée par la police judiciaire d’Oujda englobe aussi du matériel informatique, utilisé par les membres de ce réseau, relaie Al Ahdath Al Maghribia, qui précise qu’«aucune autre saisie, telle que des téléphones portables ou de l’argent suspecté d’être issu de ces activités criminelles, n’est mentionnée» dans le rapport de la police judiciaire relevant de la préfecture de sécurité d’Oujda.
Placés en garde à vue dans l’attente des suites qui seront données à l’enquête judiciaire initiée, menée sous la supervision du parquet, les suspects sont actuellement interrogés afin de déterminer l’existence d’autres ramifications de leurs activités criminelles, et d’identifier d’autres infractions dans lesquelles ils pourraient être impliqués. D’autres complices, soupçonnés de faire partie de ce réseau, pourraient donc faire l’objet d’une arrestation, précise le quotidien.




