Détournements dans une banque: deux ans ferme confirmés en appel pour un ingénieur informaticien

Employé du service des systèmes d’information d'une agence bancaire à Ksar El Kébir, un ingénieur informaticien a vu sa peine confirmée en appel pour avoir opéré des mouvements illégaux depuis les comptes de plusieurs clients de son employeur.

Revue de presseLa Chambre criminelle chargée des délits financiers, près la cour d’appel de Rabat, a rendu son verdict à l’encontre d’un jeune ingénieur informaticien poursuivi pour avoir détourné en plusieurs fois des sommes conséquentes dans une agence bancaire de Ksar El Kébir. Au terme de la procédure d’appel, le verdict en première instance a donc été confirmé: deux ans de prison ferme, et le versement d’une amende dont le montant a été fixé à 20.000 dirhams, en plus de la restitution de près d’un million de dirhams à l’établissement bancaire lésé, de même que le versement de 100.000 dirhams de dommages et intérêts aux plaignants, qui s’étaient constitués partie civile. Une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 30/04/2026 à 18h06

Peine confirmée en appel par la Chambre criminelle du tribunal de Rabat, pour un ingénieur informaticien reconnu coupable et condamné à deux ans de prison ferme en première instance, en mars 2025. Au terme d’une enquête, initiée par la brigade régionale de la police judiciaire en décembre 2024, les soupçons qui pesaient sur ce jeune employé d’une agence bancaire de Ksar El Kébir avaient été étayés d’éléments de preuves à charge. Employé du service des systèmes d’information de cette agence, il était le principal accusé dans cette affaire de détournements de fonds sur les comptes de plusieurs clients de son employeur. Il avait dérobé, en plusieurs fois, en complicité avec trois autres individus eux aussi impliqués dans cette affaire, une somme évaluée à près de 1,9 million de dirhams, relaie Al Akhbar de ce vendredi 1er mai.

Au cours de l’enquête judiciaire, à la suite du rapport remis par la Police judiciaire, le procureur général du Roi avait procédé à son audition, et l’avait confronté avec les trois autres individus impliqués dans cette affaire, avant de renvoyer les quatre co-accusés devant le juge d’instruction. Le magistrat avait ordonné le placement en détention provisoire du principal accusé à la prison de Tamesna, et avait décidé de placer les trois autres co-accusés en état de liberté surveillée, après avoir procédé au retrait de leur passeport, et leur avoir notifié l’interdiction qui leur était faite de quitter le territoire.

C’est à la suite d’un contrôle mené par l’inspection générale du siège de cette banque que les faits avaient été révélés. L’audit mené avait permis de détecter de graves irrégularités comptables et financières dans l’agence où travaillait cet employé. Suite au dépôt d’une plainte par la direction de la banque, le parquet de Rabat avait chargé la brigade régionale de la police judiciaire d’ouvrir une enquête, ce qui avait abouti à son arrestation et celle de ses présumés complices.

Selon les éléments recueillis par le juge d’instruction, cet informaticien, qui était en charge de la gestion des fichiers de la clientèle de l’agence bancaire qui l’employait, avait pu se procurer des mots de passe dont ses collègues étaient les détenteurs, et avait ainsi accédé aux comptes des clients de cette agence. Il avait donc pu s’emparer des comptes de clients, desquels il opérait des mouvements pour transférer les sommes qu’il détournait de leurs comptes vers les comptes personnels de personnes parmi ses relations. Celles-ci lui restituaient ensuite cet argent, sans qu’elles n’aient connaissance de la véritable nature des opérations qui avaient été effectuées en toute illégalité, explique Al Akhbar.

Des sources informées interrogées par le quotidien ont avancé une hypothèse expliquant le comportement de ce jeune employé bancaire, condamné à deux ans de prison ferme: une addiction à des jeux de hasard, ce qui l’aurait motivé à se risquer à ces détournements de fonds en série. Profitant de son travail, il a donc dérobé près de deux millions de dirhams dans différents comptes de clients de cette agence, une somme qu’il aurait, selon les éléments de l’enquête, entièrement dilapidée dans l’addiction dont il souffrait.

Par Hassan Benadad
Le 30/04/2026 à 18h06