Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, a indiqué que près de 4,25 millions de salariés et travailleurs ont bénéficié d’augmentations de salaires, insistant sur l’«effort gouvernemental sans précédent [qui a été mené] pour améliorer le pouvoir d’achat». Au cours de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre axé son intervention, le lundi 27 avril dernier, sur le bilan du dialogue social en cours, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 1er mai.
Selon Younes Sekkouri, ces augmentations concernent 3 millions de bénéficiaires du secteur privé et 1,25 million de fonctionnaires et d’employés du secteur public. «Ces statistiques reflètent l’ampleur de l’intervention gouvernementale, inédite, pour améliorer les conditions de vie des travailleurs et des fonctionnaires», a-t-il déclaré. En ce qui concerne les salaires, le ministre a précisé que «le salaire minimum dans les activités non agricoles est passé de 14,81 dirhams de l’heure, au début du mandat gouvernemental, à 17,90 dirhams actuellement. Dans le secteur agricole, ce même salaire minimum a été revalorisé, passant de moins de 1.900 dirhams à près de 2.400 dirhams par mois».
«Le gouvernement a répondu à la demande d’une augmentation générale des salaires, en accordant une hausse nette de 1.000 dirhams en 2023, malgré la conjoncture économique difficile», a-t-il insisté, ajoutant qu’il ne s’agissait pas d’une faveur accordée aux travailleurs, mais bien d’un «effort en leur faveur». Ces augmentations ont également touché certains secteurs d’activités où les dialogues sociaux sectoriels ont été menés à terme, dont «l’éducation, où près de 325 000 fonctionnaires ont bénéficié de hausses comprises entre 1.500 et 5.000 dirhams, selon leur parcours professionnel». Pour le secteur privé, Younes Sekkouri a expliqué que l’État a «élargi son intervention pour inclure cette catégorie, en relevant le salaire minimum et en révisant l’impôt sur le revenu, ce qui a permis d’améliorer le revenu moyen d’environ 400 dirhams». Le ministre a également insisté sur l’ampleur des réformes apportées au système de retraite, et a indiqué que «la réduction du seuil minimal de cotisations pour bénéficier d’une pension de vieillesse, passé de 3.240 à 1.320 jours, avec la possibilité de récupérer les cotisations en cas de non-atteinte de ce plafond».
D’après les estimations du ministre, le coût global des mesures issues du dialogue social atteint près de 49,7 milliards de dirhams d’ici à la fin de cette année et le début de l’année prochaine, souligne Al Ahdath Al Maghribia. Ces fonds permettront «de soutenir le pouvoir d’achat des ménages et d’améliorer les conditions de vie d’une large catégorie de la population». Younes Sekkouri a rappelé qu’«une augmentation générale de 1.000 dirhams a été appliquée aux salaires des fonctionnaires, en plus des hausses sectorielles, notamment dans l’éducation, où 325.000 employés ont bénéficié de revalorisations comprises entre 1.500 et 5.000 dirhams».
En réponse aux interventions des députés, le ministre a déclaré que «la liste des revendications sociales s’est réduite par rapport au début du mandat gouvernemental», mais a toutefois admis que «certaines demandes étaient complexes et difficiles à satisfaire». Il a assuré que «le gouvernement [s’attachait] à les traiter progressivement». À ce titre, il a annoncé des avancées significatives concernant le statut des inspecteurs du travail, avec la préparation d’un nouveau cadre réglementaire à l’occasion du centenaire de cette institution (1926-2026). Le ministre de l’Inclusion économique a également évoqué les revendications des administrateurs, ingénieurs et techniciens, qui ont été abordés lors du dialogue social, et a précisé que «le chef du gouvernement a indiqué qu’une accélération des discussions sur ces sujets serait engagée pour les résoudre».
Younes Sekkouri a aussi évoqué la situation des retraités, et a affirmé que «le sort de ceux qui perçoivent de faibles pensions reste une priorité», et que cette question avait été intégrée aux conclusions de la dernière session de dialogue social, en avril. Le ministre a enfin réitéré sa disposition à présenter un exposé détaillé devant les commissions parlementaires sur le bilan et les perspectives du dialogue social, et s’est dit, relaie le quotidien, «ouvert aux observations, critiques et suggestions» des députés «afin d’améliorer ce chantier».




