C’est au terme d’un congrès extraordinaire de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), et à l’unanimité des suffrages exprimés, que Youssef Allakouch a été élu en tant que secrétaire général de ce syndicat proche du Parti de l’Istiqlal (PI), dimanche 26 avril, au palais des congrès à Salé. Dès l’annonce du résultat du scrutin, le successeur d’Enaam Miyara s’est félicité du sens de l’engagement dont ont fait preuve les dirigeants du parti de l’Istiqlal, tout particulièrement Nizar Baraka, son secrétaire général, ainsi que deux membres du comité exécutif, Mohamed Ould Errachid et Hamdi Ould Errachid.
D’après Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 28 avril, dans une allocution à l’issue de ce vote, le nouveau secrétaire général de l’UGTM a d’abord souligné l’existence des liens étroits qui unissent l’UGTM et le PI. Pour Youssef Allakouch, en effet, «l’UGTM équivaut à l’Istiqlal», un syndicat dont il «reste[ra] attaché à la ligne militante nationaliste, et à la fierté d’une relation fondée sur la complémentarité avec le parti, dans le respect de ses valeurs, de ses choix et de son projet social, lesquels s’inspirent du projet de pensée de son leader [fondateur], Allal El Fassi».
Youssef Allakouch a affirmé que «les mutations économiques mondiales, et leurs répercussions sur la situation économique et sociale des classes laborieuses», imposaient une «vigilance sociale accrue ainsi qu’une sincérité absolue dans le discours et dans les actes». Le nouveau secrétaire général de l’UGTM a exhorté ses militants à relever les défis qu’imposent ce contexte, afin que ce syndicat «conserve son leadership dans l’action syndicale marocaine, fort de l’appui des structures du parti avec, à leur tête, son secrétaire général Nizar Baraka».
À propos des revendications que soutient l’UGTM, son nouveau secrétaire général a indiqué la volonté de ce syndicat de combattre «la marchandisation de la force de travail. [Le] cahier revendicatif [de l’UGTM] est non négociable et impose de [se] rapprocher davantage de la classe ouvrière pour connaître ses problèmes, [afin de] trouver des solutions au sein de l’institution du dialogue social». En conclusion de son intervention, Youssef Allakouch a affirmé, relaie Al Ahdath Al Maghribia, que «les jours à venir exigeaient une mobilisation exceptionnelle pour défendre les intérêts des travailleurs, avant la fin de la mandature actuelle», appelant à «une actualisation impérative du cahier revendicatif, afin d’honorer les engagements pris envers les militants du parti de l’Istiqlal».
Dans son allocution, Enaam Miyara, secrétaire général sortant de l’UGTM, a décrit les réalisations concrétisées par le syndicat au cours de son mandat, un «bilan positif», relaie le quotidien, au cours duquel «la représentativité syndicale» s’est caractérisée par «une progression significative (...), passant de 6,2 % à 12,7 %», ce qui permet à l’UGTM d’occuper les premières places dans l’ensemble des conseils tripartites formant le dialogue social institué entre le gouvernement et les représentants des fédérations patronales et syndicales.




