Après plusieurs années de stagnation imposée par la sécheresse, l’activité reprend à la centrale hydroélectrique du barrage de Bin El Ouidane, troisième plus grand barrage du Royaume et deuxième du bassin hydraulique de l’Oum Er-Rbia, avec une capacité de stockage d’un peu plus de 1.200 milliard de mètres cubes.
Grâce à un taux de remplissage dépassant 94%, la centrale située dans la province d’Azilal a retrouvé son dynamisme. Le silence qui régnait ces dernières années a laissé place au redémarrage des turbines, permettant la reprise de la production d’électricité injectée dans le réseau national.
Mise en service en 1953, cette infrastructure dispose de trois unités de production pour une «puissance totale installée de 135 mégawatts, avec une production annuelle atteignant 250 gigawattheures, acheminée via trois lignes à haute tension de 150 kilovolts», explique Abdellah Hadria, chef du service exploitation des installations de production hydroélectrique de Bin El Ouidane et d’Afourer.
Il précise que l’amélioration de la situation est directement liée aux précipitations enregistrées cette année. «L’eau stockée dans le barrage représente une énergie potentielle. Lorsqu’il est plein, nous disposons d’une réserve énergétique importante, alors que lorsqu’il est vide, cette énergie fait défaut», souligne-t-il.
Et d’ajouter: «En 2026, grâce aux précipitations et à un taux de remplissage de 94%, nous avons atteint la capacité de production maximale de la centrale, soit 135 mégawatts.» À titre de comparaison, l’année précédente, la production avait chuté à seulement 45 mégawatts, en raison d’un niveau de remplissage critique, ne dépassant pas 5%.
(K.Essalak/Le360)
Le barrage de Bin El Ouidane joue un rôle central dans le bassin de l’Oum Er-Rbia. Il assure notamment l’approvisionnement en eau potable de plusieurs villes et centres, dont Beni Mellal, Afourer, Souk Sebt Oulad Nemma, Oulad Ayad, Had Oulad Boumoussa et Dar Ould Zidouh, ainsi que d’autres localités avoisinantes.
Il contribue également à l’irrigation de vastes périmètres agricoles, notamment le périmètre de Beni Moussa, couvrant environ 70.000 hectares et celui de la basse Tassaout, d’une superficie estimée à près de 37.000 hectares.



