Casablanca-Settat: le ministère de l’Intérieur relève des dysfonctionnements en série

Les membres du Conseil de la région de Casablanca-Settat.

Revue de presseSuite à des dysfonctionnements relevés dans différents rapports de l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT), placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, les autorités compétentes examinent actuellement attentivement différents circuits de la gouvernance locale de la région de Casablanca-Settat, adoptant pour ce faire une approche rigoureuse, structurée et proactive. Une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 27/04/2026 à 18h32

Les irrégularités et les dysfonctionnements dans plusieurs arrondissements et communes de la région de Casablanca-Settat, dont font état ces rapports signés de différentes équipes de l’IGAT, concernent «différents segments de la gouvernance locale», indique Al Ahdath al Maghribia de ce mardi 28 avril. Ils vont de «l’exonération d’impôt à l’octroi des autorisations économiques et commerciales», à «des violations au code de l’urbanisme, la manipulation de clauses d’appels d’offres, de cahiers des charges et un non-respect des procédures de réception des projets».

Ces documents, signés d’inspecteurs relevant du ministère de l’Intérieur ayant opéré en coordination avec les autorités locales de la région de Casablanca-Settat, indique Al Ahdath Al Maghribia, font état d’une série d’«irrégularités administratives et financières», et de soupçons de faits de «dilapidation de deniers publics», de «détournement de fonds», d’«abus de pouvoir», de «conflits d’intérêts» et de «trafic d’influence».

Le quotidien, qui relaie la teneur de ces rapports émis par les inspecteurs de l’IGAT, affirme que «des manœuvres sont orchestrées par certains élus locaux et vice-présidents en vue d’entraver l’action des autorités locales, à des fins purement électorales». Les auteurs de ces documents signalent aussi «des tentatives d’enregistrement de vidéos dans des services publics et des bureaux administratifs, afin de les exploiter à des fins de polémiques sur les réseaux sociaux», indique Al Ahdath Al Maghribia.

Ces soupçons d’abus à des fins électorales, relevés par les inspecteurs de l’IGAT signataires de ces rapports, concernent «des données administratives, parfois manipulées dans des affaires de règlements de comptes partisans dans les conseils élus» de la région de Casablanca-Settat. Les manœuvres relevées par les auteurs de ces documents ciblent aussi «des projets de développements dans le but d’entraver leur avancement dans certains arrondissements communaux de Casablanca».

Par conséquent, signale le quotidien, «l’ordre du jour des sessions du mois de mai des communes [de la région de Casablanca-Settat] serait actuellement attentivement examinés par les autorités compétentes, tout particulièrement les fichiers relatifs aux associations, les subventions qui leur sont accordées et leurs éventuelles connexions partisanes» avec les collectivités territoriales de la région, en adoptant une «approche rigoureuse, structurée et proactive».

Par La Rédaction
Le 27/04/2026 à 18h32