Difficile de manquer le Mérinos Précoce au détour du pôle animal du SIAM. Vedette incontestée de l’édition, ce mouton séduit par sa puissance morphologique, attirant tous les regards. Cette race, qui affiche l’un des taux de croissance les plus élevés au monde, est une opportunité majeure pour la filière. Grâce à un gain de poids rapide, elle garantit une rentabilité précieuse aux éleveurs, ce qui en fait l’une des races les plus prisées pour la production de viande.
Originaire de France, le Mérinos Précoce fait preuve d’une remarquable adaptation au climat et au terroir marocains. Après ses premières implantations dans le Gharb et les Doukkala, ce bélier a étendu sa présence vers le Moyen Atlas. Ce déploiement soutient la stratégie d’amélioration génétique des troupeaux, s’appuyant sur des croisements réussis avec des races locales comme la Bergui et la D’man.
Au milieu des enclos soigneusement aménagés, les visiteurs s’attardent, observent et s’informent. Si les mâles impressionnent par leur musculature puissante et leurs cornes imposantes, les femelles séduisent par l’harmonie de leur silhouette et leur robustesse. Une esthétique d’ensemble qui participe pleinement au succès de la race.
«C’est une race à viande par excellence», assure Youssef, éleveur et représentant d’une exploitation spécialisée. «Elle se distingue aussi par une forte capacité de reproduction, avec des mises bas souvent gémellaires, ce qui optimise considérablement la rentabilité pour les professionnels», ajoute-t-il.
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Au-delà de la prolificité, la qualité de la carcasse fait la différence. «La viande est très appréciée pour sa faible teneur en graisse. Avec un gain moyen quotidien situé entre 80 et 100 grammes, le rendement est particulièrement compétitif», précise Youssef.
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Cet engouement gagne désormais l’aval de la filière. «Aujourd’hui, même les bouchers s’y intéressent de près pour la qualité du persillé», explique l’éleveur. Un intérêt qui se reflète sur les prix: «Les tarifs restent soutenus, pouvant atteindre 15.000 dirhams par tête selon les caractéristiques génétiques de l’animal», détaille-t-il.
«Nous espérons que cette visibilité au SIAM stimulera le marché national, dont l’équilibre reste tributaire du rapport entre l’offre et la demande», conclut-il.







