Ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech: un an après son lancement, le chantier de 430 kilomètres tient ses engagements

Le train à grande vitesse Al Boraq.. KOUKABY

Libération des emprises, progression des terrassements, mise en place des équipements ferroviaires. Un an après le lancement royal d’avril 2025, la chantier de la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech connaît une avancée notable, selon l’ONCF.

Le 24/04/2026 à 17h56

Un an après le lancement par le roi Mohammed VI du projet de construction de la nouvelle ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech, le 24 avril 2025, «l’Office national des chemins de fer poursuit activement la mise en œuvre de ce chantier stratégique, véritable pilier d’un programme ferroviaire historique d’envergure nationale», peut-on lire dans un communiqué de l’ONCF.

On apprend ainsi que les opérations d’acquisition foncière sont désormais achevées et la quasi-totalité des emprises a été libérée, illustrant une dynamique d’exécution soutenue ainsi qu’une mobilisation coordonnée et efficace de l’ensemble des parties prenantes.

Sur le plan des travaux, les opérations de génie civil progressent à un rythme soutenu sur l’ensemble du tracé. Les travaux de terrassement ainsi que la réalisation des ouvrages d’art évoluent conformément au planning établi. À ce jour, près de 20 millions de m³ de déblais et remblais ont été exécutés.

Les ouvrages d’art enregistrent également une avancée significative, avec 15 viaducs en cours de réalisation, ainsi que 3 tranchées couvertes, situées au niveau de l’aéroport de Casablanca, de Zenata et de Aïn Atiq, totalisant 1,5 km. Par ailleurs, 92 ouvrages relatifs aux ponts-rails et ponts-routes ont été engagés.

Les équipements ferroviaires évoluent également conformément au calendrier prévu. À ce jour, près de 2,5 millions de tonnes de ballast, 800.000 tonnes de traverses, plus de 100.000 tonnes de rails ainsi que 220 appareils de voie ont été approvisionnés pour accompagner l’avancement du chantier.

Parallèlement, les travaux sur les voies exploitées ont été engagés sur plusieurs tronçons, où les opérations de pose de voie se poursuivent activement. Les systèmes de signalisation sont, quant à eux, en phase de préparation de leur déploiement dans les délais impartis.

S’agissant des gares voyageurs, le concept architectural est à présent finalisé et les travaux sont conduits selon un phasage en cascade. Une première tranche a été lancée au début de l’année 2026, et l’ensemble des gares devrait être engagé d’ici juillet 2026.

Au-delà de sa dimension infrastructurelle, ce programme constitue également un puissant levier de développement économique national. À ce jour, près de 150 entreprises directes sont mobilisées sur les différents volets du projet, dont près des deux tiers sont des entreprises nationales. Cette dynamique illustre pleinement l’effet structurant du programme piloté par l’ONCF sur le tissu économique marocain, tout en contribuant au renforcement des compétences, du savoir-faire local et de l’excellence industrielle nationale.

Un programme de 96 milliards de dirhams pour transformer le système ferroviaire

À titre de rappel, ce programme s’inscrit dans une vision ambitieuse de transformation et de modernisation sans précédent du système ferroviaire national. D’un montant global de 96 milliards de dirhams, il prévoit notamment la réalisation d’une nouvelle ligne à grande vitesse sur l’axe Kénitra-Marrakech, avec une enveloppe de 53 milliards de dirhams dédiée aux infrastructures et aux équipements.

Il intègre également l’acquisition de 168 trains, pour un investissement de 29 milliards de dirhams, visant à renforcer et à renouveler le parc ferroviaire national. Par ailleurs, et dans le prolongement de ces investissements structurants, 14 milliards de dirhams sont consacrés au maintien de la performance du réseau existant.

Par La Rédaction
Le 24/04/2026 à 17h56