Le procès de l’affaire «Escobar du Sahara» touche à sa fin. La dernière audience à la chambre criminelle chargée des crimes financiers près la cour d’appel de Casablanca, qui examine cette affaire, a été marquée par de longues plaidoiries.
En effet, les avocats de la défense de Saïd Naciri ont axé leurs plaidoiries, jeudi dernier, sur l’accusation de falsification en évoquant des jurisprudences de juridictions comparées.
Ils ont cité dans ce cadre des jurisprudences des cours de cassation de France et d’Egypte, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 25 et 26 avril.
À ce propos, ils ont souligné que dans le cas de leur client, la falsification n’est nullement démontrée en l’espèce, faute de tout document falsifié. C’est ce que souligne également la Cour de cassation, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire au Maroc, en vertu des articles 353 et 354 du Code pénal, ont-ils soulevé.
De même, poursuit Assabah, ils ont remis en question certaines déclarations de personnes impliquées qui sont aujourd’hui écrouées, notamment Nabil Daïfi, Haj Ahmed Ben Brahim et Lmir Belkacem.
Dans le volet des transactions immobilières, les avocats de la défense ont soulevé à la cour que «des témoins n’avaient pas été convoqués», faisant remarquer que «le dossier serait marqué par un mélange de faits qui restent à prouver et d’allégations dépourvues de preuves solides».
Toute l’affaire, explique la défense de Saïd Naciri, serait basée sur «les déclarations du Malien Haj Ahmed Ben Brahim qui tente de renvoyer de lui l’image d’une personne naïve, alors qu’il est un grand baron de la drogue». Et de s’interroger dans ce sens sur l’origine des devises qui possédait le Malien au Maroc en l’absence de revenus légaux.
Les plaidoiries, indique Assabah, ont conclu que l’affaire serait essentiellement basée sur l’expression «les enquêtes et les investigations ont révélé», sans preuves tangibles, appelant la cour à lever l’injustice subie par Saïd Naciri.




